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Opinion : Valère Bessala, un agité qui veut se donner de grands airs d’analyste politique qu’il n’est pas

Un bon parleur n’est pas nécessairement un bon analyste politique.

Valère Bessala un agité qui veut se donner de grands airs d’analyste politique qu’il n’est sans doute pas encore.
Il dit que le MRC n’est pas un grand parti parce qu’il n’est pas représenté à l’assemblé à l’assemblée nationale.
Où a-t-il appris que pour être un grand parti il faut être représenté à l’assemblée nationale ?

Pour sa gouverne , j’aimerais rappeler que pendant la majeur partie de sa lutte contre le régime raciste de l’apartheid en Afrique du Sud, l’ANC n’avait aucun représentant au parlement sud-africain. Pourtant l’ANC était unanimement reconnu comme le plus grand parti de l’opposition au régime raciste d’alors. Plus est, de n’avoir pas eu de représentants au parlement n’avait pas empêché que Nelson Mandela le leader de l’ANC devienne le premier Président noir de l’histoire de l’Afrique du Sud.

Je demande à Monsieur Bessala d’apprendre d’abord de l’histoire avant de débiter tout et n’importe quoi. Ce que j’aimerais lui rappeler c’est qu’être à l’assemblée nationale dans une dictature comme le Cameroun apporte beaucoup d’avantages sur le plan purement alimentaire aux députés. Mais n’apporte absolument rien au peuple Camerounais. Si pour vous ce sont ces intérêts alimentaires qui font la grandeur d’un parti politique, je suis désolée de vous dire que vous ne comprenez rien à la lutte politique en contexte de dictature où d’oppression….

Pendant qu’on y est , qu’est-ce les partis politiques qui défilent depuis plus de 30 ans au parlement ont déjà apporté de substancielle au Cameroun ou au peuple Camerounais ? Pouvez répondre à cette question en regardant les Camerounais droit dans les yeux ? J’en doute.

Encore pour votre gouverne.

C’est Monsieur Ni John Fru. Ndi qui a forcé le régime de Yaoundé à accepter le multipartisme au Cameroun. C’était lors d’une manifestation publique dans les rues de Bamenda. Et non au parlement où il n’était pas représenté de toutes les façons .

Il faut donc cesser d’enfumer les gens avec la question de la représentation au parlement. Ce qu’on attend d’un intellectuel dans un pays où toutes les élections sont frauduleuses depuis 40 ans c’est qu’il réfléchisse sur les pistes de solutions et non qu’il vienne dire qui est le plus grand parti ou qui est le plus petit parti . En réalité on s’enfout dès lors que ça ne change pas la vie des Camerounais et que la dictature se moque toujours de la démocratie.

La question fondamentale aujourd’hui, celle qu’un intellectuel qui a la prétention de servir le peuple opprimé par la dictature doit se poser , c’est celle de savoir comment on fait pour passer de la dictature à la démocratie .

Je pense qu’il ne faut pas distraire les Camerounais avec de faux débats juste parce-qu’on veut se faire voir .

Le problème de la démocratie au Cameroun aujourd’hui est et demeure l’archaïsme de son système électoral qui ne peut garantir des élections crédibles.

La solution la plus pertinente est la réforme consensuelle du système électoral. Si quelqu’un qui se présente comme analyste politique élude cette question c’est que :

– soit il n’est pas réellement un vrai analyste politique
– soit il est au service des intérêts autres que ceux de la démocratie ou du peuple Camerounais.

On peut être un bon parleur comme Monsieur Valère Bessala. Mais il y a une grande différence à faire entre bon parleur et un bon analyste politique. L’analyse politique n’est pas la poésie…

Arlette Framboise Doumbe Ding

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