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Lions Indomptables : la victoire de la résilience

36% de possession de balle, c’est clair que le Cameroun a subit. La différence technique avec l’adversaire est encore plus visible sur les passes. 329 pour le Cameroun contre 567 pour la Corée du Sud, qui n’est pas réputée être l’équipe la plus technique au monde.

Face à cela, une seule qualité aura été visible : la résilience. Et c’est pas rien. Mais elle tranche au moins avec nos prétentions. Nous avons une équipe pour limiter les dégâts et non pour gagner les matches. Techniquement limitée sur les phases offensives, il y’a dans cette équipe, un réel problème de qualité technique vers l’avant.

Le meilleur atout offensif Bryan Mbeumo était totalement replié et donc un atout de moins pour inquiéter l’adversaire. Les rares situations de contre-attaque ont été contrariées par une incroyable lenteur ou conservation excessive du ballon. Impossible d’inquiéter un adversaire.

L’autre satisfaction de ce match, c’est l’humilité tactique de revenir sur un système mieux maîtrisé et moins risqué. Il aura permis à FAI de jouer sur ses qualités et à essayer des choses vers l’avant.

Sur le onze entrant de Rigobert Song, la surprise de ne pas voir EBOSSE et Ncham d’entrée, les deux satisfactions face à l’Ouzbékistan, peut vouloir dire qu’il essayait ceux sur qui il y avait des doutes.

Mais on ne peut pas dire que la paire Nkoulou-CASTELLETO, prise à défaut sur son placement sur le but coréen , est rassurante. Contrairement à un milieu engagé à limiter les dégâts et pas à créer quelque chose vers l’avant.

Reconduire les trois attaquants du premier match quand on a le choix, est une autre indication de certitudes, mais entendons-nous, Moumi a perdu ce qui lui restait de valeurs offensives. Il a eu la possibilité de déclencher quelque chose de plus tranchant.

Il ne faudrait pas cependant que le score étriqué nous distrait sur les chantiers immenses. Beaucoup de joueurs coréens n’ont pas disputé le précédent match face au Costarica. Preuve que l’équipe était en rodage. Mais le fait de souffrir face à la domination et de ne pas prendre de buts est aussi une qualité.

Plus grave, le relâchement coréen en fin de match était une occasion pour notre système offensif de se mettre en scène. Juste des poussées stériles, mal organisées. Par contre ce qui m’a paru inquiétant, est la gestion des coups de pieds arrêtés.

Ils ont été exécutés avec une telle désinvolture avec en plus peu de réussite qu’on comprend aisément que ce sont des phases qui ont été peu travaillées. Or en situation de dominé, un coup de pied arrêté est une occasion pour s’appliquer.

Pour me résumer, on a la capacité de résilience et des carences offensives à corriger. Deux matches aucun but marqué, c’est pas bon signe. Or on gagne en marquant des buts.

L’hirondelle Toko Ekambi peut-elle faire seule le printemps au golfe ? À voir ! Parce que tous les adversaires du Cameroun en Coupe du monde, sont largement au dessus de la Corée. Le travail doit continuer.

À suivre… les notes des joueurs. Que Dieu vous bénisse !

Martin Camus MIMB

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