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Forces de défense : 60 ans au service de la Nation

Il y a 48 ans, les Camerounais des deux rives du Moungo décidaient librement de se forger un destin commun, en se prononçant à une large majorité en faveur d’un Etat unitaire.

Depuis le référendum de mai 1972, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. D’importants progrès ont ainsi été réalisés sur la voie de l’intégration, aussi bien au plan des institutions qu’en ce qui concerne la vie socio-culturelle. Résultats, les Camerounais se connaissent mieux et s’acceptent comme fils et filles d’une même nation.

Les écueils n’ont pourtant pas manqué tout au long de ce cheminement. Loin s’en faut ! Replis identitaires, résistances et surenchères politiciennes se sont exprimés ici et là de temps à autre. Au gré des intérêts particuliers, voire des influences extérieures. Les soubresauts enregistrés depuis quelque temps dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest constituent une illustration parfaite de ces écueils.

Fort heureusement, la détermination à faire avancer le Cameroun vers le plein accomplissement, de son destin a toujours été plus forte que tout. Au bout du compte, ainsi que le stipule le préambule de la Constitution, « le peuple camerounais est (demeuré) fier de sa diversité linguistique et culturelle, élément de la personnalité nationale ». C’est ce qui donne du reste tout son sens à la célébration qui a lieu tous les ans à la date du 20 mai, sur l’ensemble du territoire national, et dans les missions diplomatiques du Cameroun à l’étranger.

Mercredi prochain, il n’y aura pas de célébration, les manifestations publiques ayant été annulées par le président de la République, pour cause de Covid-19. En humaniste connu tant au Cameroun qu’à l’extérieur du triangle national, Paul Biya a privilégié la santé de ses compatriotes, il a choisi de protéger les vies au détriment des festivités.

Bien que les manifestations publiques ne soient pas à l’ordre du jour cette année, Cameroon Tribune a décidé de saisir l’occasion de la commémoration de la fête de l’unité pour rendre un vibrant hommage à l’armée camerounaise, émanation de la nation et véritable symbole de l’unité nationale.

Dans la préface du coffret publié à l’occasion du cinquantenaire des forces de défense, le président de la République, Paul Biya, relevait pour s’en féliciter que « les forces de défense camerounaises ont jusqu’ici, toujours rempli avec satisfaction les missions régaliennes de défense de l’intégrité territoriale, de la libre circulation des personnes et des biens, de la préservation des institutions républicaines et du maintien de l’indépendance nationale dans une société en mutation permanente ».

Le constat fait par le chef de l’Etat, chef des forces armées il y a une décennie est toujours d’actualité. Il suffit pour s’en convaincre d’apprécier le professionnalisme avec lequel ces forces relèvent les défis sécuritaires auxquels le Cameroun est confronté depuis quelque temps.

Il s’agit de la lutte contre la secte terroriste Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord, des crimes et autres actes de vandalisme perpétrés par les séparatistes dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest, des attaques des bandes armées à la frontière orientale du pays.

Grâce à la réforme lancée en 2001 par le président Paul Biya, caractérisée par le triptyque : modernisation, rajeunissement et professionnalisme, et en raison de la réorganisation permanente du dispositif sécuritaire, les forces nationales de défense qui bénéficient du reste du soutien total des populations assurent leurs missions avec honneur et fidélité.

Afin d’exalter le lien indissoluble armée-nation en cette veille de fête de l’unité, votre quotidien national bilingue entame ce jour une série en trois volets : la défense de l’intégrité territoriale ; l’armée et le développement, et enfin les forces de défense dans la lutte contre le Covid-19.

Source: Cameroon Tribune

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