Les récentes violences dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun ont provoqué le déplacement de plus de 1 600 personnes aux alentours de Makary et de Waza, selon les chiffres communiqués par les autorités locales.
Ces déplacements font suite à une attaque survenue dans la nuit du 16 au 17 septembre à Madegoua, où des militants de l’ISWAP ont tué 14 personnes et en ont blessé deux.
Cet incident a contraint plusieurs familles à quitter leur localité pour chercher refuge dans des zones jugées plus sûres. Les premières opérations de recensement font état de 1 617 personnes déplacées, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées.
Parallèlement, plus de 300 autres personnes seraient arrivées à Maroua en une seule nuit. À Waza, certaines écoles et espaces publics ont été transformés en sites d’accueil.
Les conditions de vie y restent difficiles pour de nombreuses familles, confrontées notamment à un manque d’eau potable et de nourriture. Ces déplacements touchent plusieurs villages, dont Samké, Ndjikina, Malia, Mada, Layola, Toukoumaya, Choloba, Zigagué et Bilé Kotoko.
Face à l’ampleur de ces mouvements de population, les besoins humanitaires s’accroissent : nourriture, eau, abris et soins médicaux. La situation exige donc un renforcement rapide de l’aide apportée aux familles contraintes de fuir les violences.

