Législatives et municipales 2027 : le FDC appelle à un nouveau report des élections

Sonia Same
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Denis Emilien Atangana demande pour ce fait le front commun de l’opposition.

En sa qualité de président du Front démocrate camerounais (FDC), Denis Emilien Atangana, écrivant à ses confrères politiques, demande un nouveau report des élections législatives et municipales.

« Les élections législatives et municipales sont certaines. En analysant les deux décrets portant prorogation des mandats des conseillers municipaux et des députés, l’expert des questions électorales que je suis peut aisément s’attendre à ce que le corps électoral soit convoqué par le président de la République le 8 novembre 2026 et que le scrutin proprement dit se tienne le 07 février 2027. Toutefois, sur le plan légal, le président de la République peut encore proroger les mandats des conseillers municipaux et des députés. C’est d’ailleurs ce que le FDC invite les partis politiques d’opposition exiger en ce moment afin de garantir une participation qualitative, quantitative et inclusive des Camerounais du triangle national », écrit-il.

Avant que ne se tiennent les élections législatives et municipales, le FDC représenté par son leader Denis Emilien Atangana pense qu’il faudrait régler des préalables avant la convocation du corps électoral.

« Pourquoi les partis politiques sérieux de l’opposition n’arrivent à se rendre compte des menaces qui pèsent sur les élections législatives et municipales si le corps électoral était convoqué en l’état ? Une mobilisation générale de l’opposition camerounaise s’impose par la mise en place d’un front commun. Il subsiste deux préalables majeurs qui rendent juridiquement et politiquement intenable la tenue du scrutin en l’état : 1-* Le découpage électoral actuel est obsolète. Il ne reflète plus la réalité démographique du pays. Il est illogique d’aller à des élections législatives sans attendre les résultats du recensement général de la population en cours. Un nouveau découpage électoral implique un nouveau décret fixant le nombre de députés et de conseillers municipaux par circonscription électorale. L’actualisation de la carte administrative relève aujourd’hui d’une urgence.
2- *L’exigence de l’attestation de conformité fiscale* Comme pièce du dossier de déclaration de candidature, l’ACF pose un grave problème de légalité et d’accès. Sur le plan de la légalité, elle ne figure nulle part dans le code électoral. C’est un document illégal exigé aux candidats. Nous avions d’ailleurs saisi le Conseil constitutionnel, le Conseil électoral, l’Assemblée nationale, le Sénat et les autres acteurs du processus électoral pour dénoncer ce document illégal », écrit-il.

Le FDC affirme que la possession de l’attestation en question est primordiale.

« Aussi, dans la pratique, l’obtention de cette attestation est extrêmement difficile, voire discriminatoire, ce qui constitue un verrouillage anticonstitutionnel de la candidature. Il y a un risque majeur de faire les élections sans candidats. Comment peut-on demander aux candidats de produire une pièce qui ne se génère que sur le site web de la Direction générale des Impôts, dans un pays où l’accès à l’électricité et à Internet constitue encore un luxe ? Un site web qui bégaye éternellement. C’est un préalable qu’il faut impérativement régler avant toute convocation du corps électoral. L’opposition doit s’approprier ce combat par un front commun. Tant que ces deux verrous ne sont pas levés, toute convocation du corps électoral précipitée exposerait le processus à une contestation massive et à une faible représentativité. La mise en place d’un front commun par les partis politiques de l’opposition relève désormais d’un devoir et d’une urgence signalée », écrit-il.

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