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20 000 nouveau-nés meurent prématurés chaque année au Cameroun

Selon les chiffres, de l’Organisation mondiale de la santé, 15% des nouveau-nés prématurés meurent dans les pays à faibles revenus, à cause du manque de disponibilité des couveuses. En 2019, l’Agence française de développement (AFD) a dénombré moins de 100 couveuses pour plus de 7 000 formations sanitaires au Cameroun.

Triste sort pour les prématurés, surtout, ceux qui ne sont pas nés sous une bonne étoile ou dans des familles nanties. Les hôpitaux manquent de couveuses pour sauver cés bébés prématurés, d’où la mort régulière de ces derniers. Le personnel sanitaire déplore cette situation qui le rend toujours responsable de ces décès.

« Les gens souffrent. Parfois, nous nous retrouvons à la garde avec des prématurés qui arrivent mais nous n’avons pas de place pour eux.- Nous sommes donc obligés de les référer à l’hôpital de la Cnps. Nous n’avons pas assez de berceaux pour les enfants, pas de photothérapie.

Souvent, nous avons des nouveau-nés qui ont l’ictère c’est à dire les yeux jaunes et le corps peut l’être aussi entièrement, en fonction de la sévérité. Mais nous ne pouvons pas leurs administrer des soins adéquats », affirme un personnel médical.

En effet, la couveuse n’est pas une bulle stérile, elle permet avant tout au bébé de se protéger du froid. Sa principale fonction est de réguler la température du bébé né prématurément. Le bébé est placé, dès sa naissance dans ce milieu chaud, mais également humide afin d’assurer une hydrométrie optimale et se rapprocher des conditions de l’utérus maternel.

Au-delà, la couveuse assure une protection contre les différents agents infectieux. Elle est équipée d’orifices qui permettent de manipuler les nourrissons et de les nourrir.

La méthode mère kangourou comme solution

Selon les chiffres officiels, 20 000 nouveau-nés meurent chaque année au Cameroun. L’insuffisance pondérale à la naissance et la prématurité figurent parmi les facteurs de risque de mortalité néonatale les plus importants.

La méthode mère kangourou est une pratique de santé fondée scientifiquement qui est recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour les bébés prématurés ou de faibles poids à la naissance.

Cette pratique requiert que le nouveau- né soit en contact direct avec la poitrine de la mère ou de la personne qui s’occupe du bébé, qu’il soit idéalement nourri de lait maternel exclusivement.

Aussi, il faut que le temps passé à l’hôpital soit minimisé et que le nouveau-né et sa mère soient étroitement surveillés après leur retour à leur domicile familial. Mais malgré cette méthode, peu coûteuse, qui donne des résultats satisfaisants selon les spécialistes et qui est une réelle alternative au déficit de couveuses dans les hôpitaux, les enfants succombent toujours de la prématurité.

Cependant, dans les zones reculées où les formations sanitaires ne disposent pas constamment d’électricité ni d’un générateur fiable, et où le manque de soins spécialisés pour les bébés nés avant terme représente un risque élevé de décès, cette méthode reste la seule solution.

Echos Santé

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1 réflexion sur “20 000 nouveau-nés meurent prématurés chaque année au Cameroun”

  1. NOUBOUCHE Charles

    Bonjour !
    Je trouve votre article très intéressant. J’aimerais savoir si vous avez une liste des hôpitaux et cliniques qui ont des couveuses disponibles !? Particulièrement dans la ville de Yaoundé et alentours.
    Merci d’avance pour votre disponibilité.
    Cordialement.

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