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« Plus d’une centaine de débits de boisson fermés à Yaoundé », selon le préfet du Mfoundi

Jean Claude Tsila, préfet du Mfoundi.

Monsieur le préfet, qu’est-ce qui est fait dans le Mfoundi afin que les populations respectent les mesures barrières édictées par le gouvernement ?

Certaines de ces mesures imposaient une sensibilisation au départ. Nous avons donc démarré par cette phase. Et cette sensibilisation était conduite dans le Mfoundi par les maires des communes d’arrondissement, les sous-préfets et le maire de la ville s’est également impliqué.

Nous pensons que le message du gouvernement est passé et a atteint une grande partie de la population. Malheureusement, nous avons enregistré quelques récalcitrants.

Avez-vous déjà commencé à sanctionner ces récalcitrants?

Bien évidemment. Nous avons commencé à sanctionner. Au cours d’une réunion présidée avant-hier lundi par le gouverneur de la région du Centre, nous avons pris l’initiative de sanctionner le non port du masque. Dans les prochains jours, vous ferez le constat dans la ville.

C’est vrai que la grande majorité de la population a adopté le port du masque, mais des individus se baladent encore sans ce dispositif de protection. S’exposant eux-mêmes et exposant les autres à ce virus. Donc, nous allons désormais sanctionner ceux qui ne portent pas le masque.

D’aucuns parlent d’une amende de 6000 F. Croyez-vous que cette sanction soit assez efficace pour amener les récalcitrants à se conformer à la norme ?

Ce n’est pas le volet pécuniaire qui nous intéresse. Nous sollicitons la responsabilisation de chaque citoyen face à la menace du Covid-19. Nous allons peut-être plancher sur une privation momentanée de la liberté. Ceci afin que les gens comprennent que s’ils ne veulent pas porter de masque, qu’ils ne se retrouvent pas sur la place publique.

Il est question pour nous de limiter la circulation de la maladie et pour cette raison, leurs déplacements seront aussi limités. Dans les prochains jours, ces mesures seront effectives dans le Mfoundi. Des directives ont été données lundi par le gouverneur du Centre et il revient maintenant aux autorités administratives de les implémenter. Notamment les sous-préfets, les maires qui sont sur le terrain et les responsables des services de sécurité.

Qu’avez-vous décidé au sujet du non respect des heures de fermeture des débits de boisson et des marchés ?

Nous ne sommes plus à la sensibilisation, en ce qui concerne le respect de l’heure de fermeture d’un débit de boisson. Plus d’une centaine de ces structures a déjà été scellée depuis le début de notre opération. Certaines sont temporairement fermées et d’autres le sont définitivement parce que les prescriptions du gouvernement doivent être respectées.

Il y va de notre intérêt à tous. Nous allons arrêter de sanctionner quand tous les citoyens appliqueront à la lettre les mesures gouvernementales. Et chaque jour, dès que les heures fixées approchent, des équipes mixtes (autorités administratives et forces de l’ordre) entament les contrôles pour traquer ceux qui fonctionnent au de-là des heures arrêtées.

Nous agissons parfois grâce à nos agents de renseignement. C’est l’occasion pour nous de remercier ceux qui font appel à nos services lorsqu’un bar est ouvert au-delà de 18h.

Quels conseils pour les Camerounais qui négligent encore les mesures barrières édictées par le gouvernement ?

Il faut respecter les recommandations du gouvernement. Ce respect n’est pas négociable. Et au sujet du port du masque, si vous ne voulez pas en porter, il vaut mieux rester chez vous.

Ainsi, les autorités n’auront rien à vous demander. Mais si vous sortez, portez un masque. Ceux qui ne le feront pas, seront interpellés et sanctionnés.

Source: Cameroon Tribune

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