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Martin Mbarga Nguele : le plus vieux policier en activité au monde fête ses 90 ans

Quatre-vingt-dix ans et toutes ses dents toutes blanches. Ainsi pourrait-on dire du délégué à la Sûreté nationale (Dgsn), qui ce vendredi fête ses neuf décennies de vie sur terre. Un marathonien qui, jusqu’à présent, ne donne aucune impression d’épuisement.

En effet, né le 1er juillet 1932 à Mengueme Bane, dans l’arrondissement de Nkolmetet (Centre), Martin Mbarga Nguélé traîne la vénérable réputation d’être le plus vieux policier du Cameroun encore d’active. En 1951, c’est-à-dire à seulement 19 ans, il est déjà inspecteur de police dans la métropole économique. Douala sera en réalité sa ville porte-bonheur, puisqu’il exercera ensuite jusqu’en 1963 comme commissaire du 1er, puis du 2è arrondissement.

Avant d’être propulsé pour la première fois à la tête de la police, en août 1983, le natif du département du Nyong et So’o sera commissaire spécial de la ville de Yaoundé, puis chef de la brigade provinciale de la Police judiciaire (Pj) du Centre-Sud. Commissaire central de la capitale, il cumule en 1967 avec la charge de chef de service provincial de la Sûreté nationale du Centre.

Avec ses états de service aussi éloquents, pas grand-monde dans le milieu n’est surpris quand le président Ahmadou Ahidjo le nomme directeur des Renseignements généraux, puis chargé d’études à la Sn (Sûreté nationale, aujourd’hui Dgsn).

Ce dernier poste semble l’avoir préparé à diriger la maison, dont il sera effectivement le patron dès août 1983. Une année plus loin, c’est-à-dire en 1984, après le putsch manqué du 6 avril et dont l’histoire, en ce qui le concerne, ne mérite pas d’être rappelée (suivez notre regard) en ce moment où le patriarche s’apprête à fêter ses 90 ans, Martin Mbarga Nguélé change complètement de couloir.

Fraîchement parvenu à la magistrature suprême, Paul Biya le nomme ambassadeur au Zaïre (actuellement République démocratique du Congo). Son périple de chef de mission diplomatique se poursuivra pendant des décennies au Brésil, puis en Espagne. En fin août 2010, l’homme revient à la maison tout en gardant un pied en Ibérie.

Depuis lors, le Dgsn a engagé un vaste chantier d’assainissement de la police. Son discours tourne de manière obsessionnelle autour de la remobilisation des personnels, du respect du pacte de confiance avec les populations, de la protection des personnes et des biens, du maintien de l’ordre et de la paix sociale. S’il est réputé bon père de famille le patron de la police n’hésite, pour l’exemple à châtier les brebis galeuses, voire à les extirper carrément des rangs.

Du haut de ses quatre-vingt-dix printemps, officiellement, M. Mbarga Nguélé ne donne pourtant pas l’impression de vouloir s’arrêter de sitôt. Du fait, apparemment, d’une hygiène de vie rigoureuse, il est toujours parmi les premiers à arriver au service, mais aussi et surtout, celui qui en repart tard, rarement pas avant 23h. En dépit de quelques bobos, le plus-que-commissaire-divisionnaire a gardé la lucidité d’un adulte et le calme d’un sioux.

Des spécimens de cet acabit, il n’en existe que quelques rares sous les tropiques. Vivement que Martin Mbarga Nguélé, lors de la célébration de cet anniversaire, sorte de sa réserve habituelle pour vendre le secret de sa longévité…

Info Matin

*Le titre est de la rédaction de Cameroun Actuel

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