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Lutte contre le Covid-19: les maires chaussent les bottes pour le terrain

Depuis le déclenchement de la pandémie, les magistrats municipaux ont pratiquement délaissé la plupart de leurs activités pour se jeter dans la bataille.

Nombreux parmi eux ont dû déserter leurs bureaux depuis la fin du processus ayant conduit à l’élection des 360 maires de communes et des 14 maires de villes en mars dernier. Normal ! Pourrait-on répondre. Car le magistrat municipal est réputé être un homme de terrain.

Mais c’est pour une bataille différente que les édiles du Cameroun se déploient depuis qu’ils ont été élus ou réélus à la tête de leurs municipalités respectives.

Depuis le 17 mars dernier en effet, des mesures ont été édictées par le président de la République et répercutées par le Premier ministre, chef du gouvernement dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie du coronavirus.

Des mesures qui concernent pour la plupart, la protection des populations camerounaises. Qui mieux que le maire pour les faire appliquer sur le terrain.

La gravité de la pandémie a permis de dépasser les barrières politiques pour faire front commun contre cet ennemi qui cause tant de dégâts dans le monde en ce moment. La lutte contre le coronavirus est donc devenue une cause nationale.

Vêtus de blouses, chaussés de bottes, masques, on les a vus sillonner les marchés, les quartiers et d’autres coins les plus sensibles de leurs communes. Avec un seul but : sensibiliser les populations sur la nécessité du respect des mesures barrières édictées par le président de la République et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Des populations qui, parfois ne disposaient pas du nécessaire pour faire face à la menace de la pandémie. Les maires ont ainsi dû distribuer du matériel pour le lavage des mains, des masques faciaux aux populations qui ne pouvaient pas s’en procurer.

Bien plus, conformément à des directives du ministre de la Décentralisation et du Développement local en date du 22 avril 2020, des mesures ont été prises notamment pour permettre à leurs structures, dont l’importance n’est plus à démontrer, de continuer à assumer leurs missions au profit des populations dans le respect des mesures barrières édictées par le président de la République.

Depuis peu, ils ont l’obligation de veiller au respect du port du masque, dans les lieux publics, conformément aux directives du président de la République.

De même qu’ils sont chargés de veiller au respect de la réglementation sur les heures d’ouverture et de fermeture des débits de boisson, en coordination avec les autorités administratives et les responsables des forces du maintien de l’ordre.

Il faut du reste signaler que depuis leur élection, aucun des magistrats municipaux concernés n’a bénéficié d’une cérémonie officielle d’installation en raison de la nécessité du respect des mesures barrières signalées plus haut, et ce conformément à une instruction du ministre de la Décentralisation et du Développement local (MINDDEVEL) dans le but de limiter les regroupements de personnes.

Ces hommes et femmes qui ont hâte de célébrer leurs victoires savent bien que ces installations passent nécessairement par la victoire contre la terrible pandémie savent qu’ils ont une obligation : arriver à des résultats probants dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie du coronavirus.

Ce n’est du reste qu’à ce prix qu’ils pourront mettre en pratiquer les programmes d’action pour lesquels ils ont bénéficié de la confiance des populations le 9 février dernier et plus tard de leurs collègues conseillers municipaux!

Source: Cameroon Tribune

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