Vice-président : Cabral Libii et Maurice Kamto à couteaux tirés

Sonia Same
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Si Cabral Libii demande au chef de l’État de nommer enfin son vice-président, Maurice Kamto affirme pour sa part qu’il s’agit d’une véritable supercherie.

Ce 21 septembre 2026, Maurice Kamto, dans sa pensée Nᵒ 126-2026, condamne l’idée de nommer au Cameroun un vice-président. Pour lui ce serait bien de la laisser mourir.

« Une fois n’est pas coutume : je suis d’accord, mais pas pour les mêmes raisons, avec ceux du pouvoir qui disent de ne plus parler de vice-président de la République au Cameroun. Car il s’agit d’une véritable supercherie imposée à la hussarde par des personnes qui se rêvent en dauphin constitutionnel avec la complicité d’un Parlement réuni à la hâte en un Congrès d’enregistrement. Il s’agit surtout d’un fantôme introduit par effraction dans notre architecture institutionnelle par violation flagrante et outrageante de l’article 64 de la Constitution de notre pays. Oui, il ne faut plus parler de vice-président nommé successeur du président de la République « élu » dans notre pays, afin que le changement anticonstitutionnel de gouvernement qui l’a créé meure de sa belle mort, par désuétude », écrit-il.

Pour rappel, il y a de cela quelques temps, Cabral Libii, président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), demandait au chef de l’État de nommer enfin son vice-président. Regardant l’action collective, il pense que cela suffirait à mettre fin aux guerres intestines au sommet de l’État.

« MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, NOMMEZ VOTRE VICE-PRÉSIDENT ! Le vice-président n’est pas un poste administratif de plus à pourvoir. Nommer votre vice-président, c’est sécuriser votre magistère. Je suis conscient de la crise de confiance qui ronge votre entourage. Cependant, en plus de quatre décennies au sommet de l’État, vous avez une ou deux personnalités qui cochent toutes les cases de la loyauté, de la discrétion et de l’expérience dans la gestion de l’État. Un vice-président de cette nature pourrait aider à atténuer les luttes de succession qui paralysent actuellement l’action collective », a-t-il écrit.

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