Camerounactuel

Lettre ouverte à tous les acteurs du football camerounais

– Général Pierre Semengue ;
– Abdouraman Hamadou Babba;
– Prince Seidou MBOMBO NJOYA
– Justin Tagouh ;
– Samuel Eto’o Fils ;
– Etc.

Par Pierre NUMKAAA*

OBJET : « proposez et défendez (a candidature du Cameroun a t’organisation de la coupe du monde de football 2034 » : voilà l’objectif autour duquel vous devez pouvoir vous réconcilier et dont la poursuite va transformer profondément et irréversiblement toutes les structures de l’économie du Cameroun et porter notre pays à l’émergence à l’aube de cet événement planétaire.

Mesdames et Messieurs en vos qualités et titres respectifs,

J’ai pris connaissance du communiqué n°001/Fecafoot/PDT/2022 daté à Yaoundé ce 22 février 2022, diffusé sur les réseaux sociaux ce même jour, par lequel Monsieur Samuel Eto’o Fils, Président de 1a Fédération Camerounaise de Football, informe le public de ce que, « dans le cadre des engagements pris en vue de parvenir à la réconciliation et à l’apaisement de la famille du football camerounais » il rencontrera, au cours d’une assise à Yaoundé le jeudi 24 février 2022 à 15 heures, « les membres issus de l’Assemblée générale de la Fécapot de 2009 ».

Je me suis senti interpellé par ce communiqué.

En effet, à l’occasion de l’assemblée élective de 1a Fecafoot du 11 décembre dernier, j’avais soutenu la candidature de Samuel Eto’o Fils au poste de Président de cette institution, soutenant alors hier comme aujourd’hui encore que « Samuel Eto’o Fils est le « Général » que Dieu Tout-Puissant a envoyé au Président de la République Paul Biya pour l’aider à gagner le combat qu’il mène depuis des années contre la crise de pénurie des devises qui frappe nos pays depuis plusieurs années et qui évolue inexorablement vers une nouvelle dévaluation du Franc CFA, et impulser définitivement et irréversiblement le décollage économique du Cameroun et de toute la sous-région d’Afrique Centrale ».

En saluant la nouvelle de la rencontre du 24 février « en vue de parvenir à la réconciliation et à l’apaisement de la famille du football camerounais », je n’ai cessé de prier pour que le Dieu Tout-Puissant bénisse vos travaux et dirige le cœur de tout participant vers un objectif qui, en donnant satisfaction à vous tous, rendra par la même occasion justice aux couches les plus faibles et les plus défavorisées de nos populations, sacrifiées pour la cause du football.

L’actualité de ces jours n’a certainement pas échappé à votre attention : des élèves, nos enfants, pleurant en portant des pancartes dans la rue pour exiger le paiement des salaires de leurs enseignants, afin que ces derniers reprennent tes cours dans les lycées pour leur éducation.

Ce tableau, vraiment pathétique et à ta limite d’une tragédie, peint ainsi l’horreur que vivent ces populations : chacun de nous doit se sentir interpelé par cette situation.

Des spéculations sur les réseaux sociaux estiment, en effet, à plus de 3 000 (trois mille) milliards de Fcfa le coût des infrastructures et autres constructions ayant servi à l’organisation avec succès de 1a Coupe d’Afrique des Nations que notre pays vient d’abriter.

En tout état de cause, ce qui est certain et ne relève aucunement de la spéculation est que les magnifiques stades de football que l’Etat du Cameroun a construits et mis à notre disposition, nous qui sommes « de la famille du potball camerounais », ont coûté plusieurs centaines de milliards de Francs CFA, alors peut-être que seulement quelques dizaines de milliards de Francs CFA auraient été suffisants pour payer les enseignants pour que nos enfants reçoivent l’éducation à laquelle ils ont droit.

Certes que les choix politiques de nos dirigeants sont, et de très loin, au-dessus de nos cercles d’influence, mais nous ne sommes pas dépourvus de moyens d’action contre leurs conséquences néfastes que nous pouvons œuvrer à atténuer.

Soutenant la candidature de Samuel Eto’o Fils pour la Présidence de la Fecafoot, j’ai exposé que nous devons faire de la Fecafoot une institution de production des recettes au budget de l’Etat du Cameroun au même titre que les Services de douane ou des impôts.

L’idée de départ est que les lourds investissements consacrés par l’Etat dans ces infrastructures ultra modernes ne doivent pas l’être à fonds perdus : nous devons, en quelque sorte, œuvrer à rembourser les financements obtenus ici et là par l’Etat pour les construire.

Cette philosophie mue au départ par le souci de justice sociale et d’équité envers les autres composantes socioéconomiques de notre pays nous conduits à découvrir que 1a clé de notre propre survie passe nécessairement par-là.

En effet, 1a hausse généralisée des prix que nous traversons actuellement, de même que 1a structure de notre dette extérieure, montre bien que nous devons faire de la Fecafoot un instrument de production des recettes pour nous prendre en charge nous-mêmes.

Sur les conséquences de la hausse généralisée des prix, le communiqué de presse rendu public le 09 novembre 2021 par le Président du Gicam est suffisamment révélateur de l’extrême gravité de la situation qui est 1a nôtre.

Je pense qu’il vaut mieux ne faire aucun commentaire sur ledit communiqué dont je reprends ci-après des extraits afin que chacun se fasse sa propre opinion sur l’urgence à agjr :

« Ce mardi 09 novembre 2021 s’est tenue au siège du Gicam une importante concertation entre les Entreprises de divers secteurs d’activités exposées à la hausse sans précédent des prix des produits à (’importation et du fret maritime.

… Depuis le début de l’année, la plupart des Entreprises font face à un renchérissement exponentiel de leurs coûts d’approvisionnement alimenté essentiellement par des facteurs externes tels que la hausse généralisée des cours mondiaux des matières premières et l’explosion du fret maritime, avec des augmentations variant de 20 à 400%.

(…) Nous faisons pce à une impasse de taille. La situation des Entreprises continue de se dégrader en raison des ruptures d’approvisionnement, ainsi que de l’absence de visibilité sur les ventes. Cette incertitude tient à la difficulté de répercuter les fortes hausses des coûts d’approvisionnement sur les prix de vente des produits,…

Dès lors que les Entreprises ne sont plus en mesure de s’ajuster, elles envisageront purement et simplement l’arrêt des activités d’importation et de production au 1er janvier 2022.

Dès cet instant, le risque de défaut d’approvisionnement des marches deviendra réel avec comme corollaire majeur un risque de crise alimentaire et des conséquences sociales inévitables que nul ne souhaite, (é) Célestin Tawamba, le Président »

La lettre sous référence N ° 06311 /Mincommerce/CAB datée à Yaoundé le 03 décembre 2021 avec pour objet «interdiction de (’exportation des céréales (maïs, mil, riz, sorgho) » par laquelle le Ministre du Commerce demande à Monsieur le Gouverneur de 1a Région de l’Extrême-Nord à Maroua de « bien vouloir renforcer les mesures en vigueur relative à l’interdiction de (’exportation de nos céréales, en particulier le maïs, le mil, le riz et le sorgho », confirme bien l’imminence de la crise alimentaire invoquée par le Président du Gicam.

Au soutien de cette interdiction, le Ministre invoque le « contexte international de faible disponibilité des produits de grande consommation, et tenant compte des besoins de notre propre marché, tant pour ce qui est de l’alimentation des populations qu’en ce qui concerne (’approvisionnement des industries. »

Le foyer de cette crise alimentaire, qui se révèle être plus structurelle que conjoncturelle puisque GICAM situe son point de départ au début de l’année 2021, se trouve sur 1e marché international sur lequel nous ne disposons d’aucune marge de manœuvre et ne pouvons que subir 1e dictât des plus forts et payer les prix imposés.

Comme cette crise va en s’amplifiant les prix vont aussi continuer à grimper tel que l’érosion monétaire qui s’en suit va rendra inévitable une dévaluation du Franc CFA.

Et quand-même par la grâce de Dieu la décision de dévaluer notre monnaie aura tardé à être prise, ces difficultés vont, dans l’état actuel des choses, nous mettre en défaut de remboursement de notre dette extérieure avec pour conséquence inévitable, au regard de la structure de cette dette, une perte de la souveraineté de notre pays en certaines choses.

Nous devons donc prendre les mesures nécessaires pour assurer notre autonomie financière car les lendemains paraissent très difficiles pour tous.

L’autre élément à observer c’est 1a structure de 1a dette extérieure de notre pays qui confirme et révèle un risque important de perte partielle de la souveraineté de notre pays.

En effet, au 31 Décembre 2020, l’encours de la dette extérieure du Cameroun était de 6 746 milliards de Francs CFA, dont 3 069 milliards de francs CFA de dette bilatérale, c’est-à-dire l’endettement 1e plus dangereux.

Sur les 3 069 milliards de francs CFA de dette bilatérale, le groupe Eximbank et la Chine détiennent 1 986,5 milliards de francs CFA, soit 64,73%, donc presque les deux tiers.

Or ce qu’on ne savait pas jusqu’à présent, est que les Chinois qui entrent dans nos pays comme des agneaux sont d’une cruauté sans comparaison possible dès que vous êtes pris dans leurs filets.

Deux exemples en rendent suffisamment compte :

1°) Pour un milliard d’euros prêtés au Monténégro en 2015 pour construire une autoroute et non remboursé à temps, 1a Chine est en cours d’annexer le port industriel des Balkans.

2°) De même, le seul aéroport international de l’Ouganda a été récupéré par la Chine pour non remboursement dans tes délais convenus d’un prêt accordé par Eximbank.

Ce qui est arrivé à ces pays n’est pas loin de nous arriver.

Ces cas nous interpellent donc à une action d’urgence pour constituer des stocks de devises suffisantes pour honorer nos engagements envers l’étranger.

L’essentiel de ces dettes a été contracté pour financer les stades de football aux fins d’organiser ta Can dans notre pays.

Or c’est la Fecafoot qui hérite ces infrastructures. Nous devons donc, par conséquent, mettre le Football camerounais au service de l’économie nationale toute entière afin que nous soyons sauvés de toutes ces menaces qui nous viennent de toutes parts.

L’unique objectif à poursuivre qui puisse nous mettre en alerte maximale pour nous déployer à travers te monde à ta conquête de ces devises dont nous avons tant besoin est de nous engager à organiser ta coupe du monde de football 2034.

Dans cette perspective, les postes pour lesquels tous ceux qui sont le Comex de 2009 se battent actuellement contre ceux de 2021 ne seront rien au regard des nouveaux postes de responsabilité qui vont se créer à cette occasion, sauf bien évidemment celui du Président Samuel Eto’o Fils dont l’aura devra nous guider à travers le monde.

Votre adhésion à cette proposition ouvrira la voie à un exposé beaucoup plus poussé sur les stratégies et les moyens à mettre en œuvre pour l’atteinte de nos objectifs.

Que Dieu bénisse vos travaux !

*Auditeur bancaire
Douala, le 22 février 2022
Tél /WhatsApp : 699 67 68 08 / 670 50 69 32
Email: lauditeurbancairenumkam©yahoo.com

Partager

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on telegram
Share on email

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Dernières nouvelles

Les plus lus

Lire aussi