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Jeux démocratique : le dernier tacle de Macron sur Biya

Au cours de l’échange avec la jeunesse au village Noah, le président français a dénoncé le système démocratique camerounais qui ne permet pas l’éclosion du talent jeune.

« Je suis imposable au Cameroun ! » Un tonnerre d’applaudissements. Emmanuel Macron a lâché cette phrase dans une envolée verbale au Village Yannick, ce 26 juillet 2022. Libéré des contraintes diplomatiques, le président français qui animait un échange dans cet espace culturel qui sert également de chefferie traditionnelle à son compatriote Yannick Noah au quartier Tongolo à Yaoundé, vêtu d’une simple chemise blanche, n’avait plus de contraintes pour aller encore plus loin que sa liberté de ton connue.

Un tonnerre d’applaudissements. Puis l’orateur qui a décliné le diner offert par le président de la République du Cameroun à l’occasion de sa visite officielle au Cameroun, s’est lancé dans une diatribe à peine voilée, de la démocratie camerounaise.

« C’est vrai, donc je né peux pas non plus dire que quelqu’un aurait voulu faire ce que j’ai fait, au Cameroun. Ce n’était pas possible », a assené le jeune président français. Tuant de fait les rêves des jeunes camerounais qui essaient pour certains de suivre ses pas sur le terrain politique. Les pas qui mènent au rêve de diriger le Cameroun au poste suprême.

Pour Emmanuel Macron ce rêve est absolument impossible. Lui qui venait de se séparer du plus vieux président en exercice dans le monde, 90 ans dont 40 au pouvoir suprême de son pays et qui lui a présenté son fils Franck Emmanuel Biya, au centre des débats sur la succession présidentielle, avec des appels clairs et explicites à un remplacement de son géniteur. Paul Biya qui est resté muet sur ce sujet au moment où la guerre de succession se porte bien sur l’espace public, a tourné en dérision l’opinion nationale et internationale sur son avenir à la tête de l’Etat camerounais.

« Comme vous le savez, le Cameroun est dirigé conformément à sa constitution. D’après cette constitution, le mandat que je mène a une durée de sept ans; alors essayez de faire la soustraction: 7-4 ou 3 et vous saurez combien de temps il me reste à diriger le pays; mais autrement, ce sera su quand ce mandat arrivera à expiration. Vous serez informés sur le point de savoir si je reste ou si je m’en vais au village », a-t-il laissé Amélie Tulet de Rfi sur sa faim, au sujet d’un prochain mandat de sa part.

Le sujet a vite supplanté celui sur les Changements climatiques entre le président français et les sociétés civiles des deux pays. « Au fond, quel est l’objectif d’un système démocratique? C’est d’essayer d’avoir des mécanismes de représentation légitime; c’est-à- dire que les gens qui décident le font au nom du peuple », a engagé Emmanuel Macron pour planter le décor.

Certes, « ça n’est jamais parfait parce qu’il y a un débat, c’est-ce que ça doit être représentatif ou direct, majoritaire ou proportionnel?” Mais avoir des représentants qui vont décider et légiférer au nom du peuple et d’avoir de manière régulière des élections et ensuite trouver des mécanismes pour aller plus loin », a-t-il expliqué.

Avant de poursuivre son exposé, le plus je résident de la République française a indiqué que l’implémentation tranche entre le monde occidental et l’Afrique, notamment le Cameroun. « Je dirais que les deux premiers volets quand même, ça marche plutôt pas mal dans les démocraties occidentales. Je le dis avec d’autan! plus d’humilité que si ça ne marche pas, je ne serais pas là devant vous », a-t-il lâché.

« Je le dis avec sincérité et respect : je suis impossible au Cameroun », a-t-il asséné. Et d’insister: « c’est vrai. donc je ne peux pas non plus dire que quelqu’un aurait voulu faire ce que j’ai fait, au Cameroun. Ce n’était pas possible », a-t-ii tranché. Le message passé.

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