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“Il n’y a pas encore de pénurie sur le marché” selon le D.A des etudes à la chambre de commerce

Pierre Koffo fait le point de l’impact économique du Covid-19.

Quel effet le Coronavirus a-t-il sur les activités des entreprises ?

De prime abord, c’est évident que l’activité économique est au ralenti sur plusieurs secteurs d’activité. En commençant par la ferméture des frontières, qui touche toutes les entreprises de la chaîne de valeurs, la logistique ou la vente des billets d’avion en passant par la restauration, y compris le secteur aéronautique. Je pense que Ca-mair-Co a fermé, y compris les petits métiers qui tournent autour des activités aéroportuaires.

Nous avons aussi les exportations des fruits et légumes qui allaient en Europe et en Asie, qui sont complètement arrêtés. Nous avons les 13 mesures du gouvernement qui ont un impact très dur dans certains secteurs d’activité.

Notamment dans le transport, l’agro-alimentaire et les produits brassicoles. Quand on limite le nombre de passagers dans les véhicules, forcément ça doit avoir un impact négatif sur les recettes des transporteurs.

Il faut aussi noter que les écoles sont fermées. Autour des écoles, il y a des activités qui se sont développées. Il y a une psychose qui fait en sorte que chacun a peur de la maladie. D’autres respectent les mesures prises.

A côté, nous avons des démunis qui ne respectent pas les mesures du gouvernement, et le danger est à la porte parce que je vois comment le nombre de cas ne fait que s’accroître. A nos jours, personne n’est en mesure de dire exactement quand cette situation doit prendre fin.

Faut-il redouter une banqueroute du secteur industriel camerounais, de la petite industrie, qui est déjà trop fragile?

La petite industrie dépend du domaine d’activité. Presque tout est à l’arrêt d’ailleurs. Nous avons essayé de restreindre les mouvements des employés. Une fois que nous l’aVons fait, cela veut dire que nous avons restreint le mouvement de la production.

On doit avoir une production minimale. Les productions industrielles qui peuvent le plus se développer, sont celles qui peuvent se concentrer sur les produits de première nécessité, c’est-à-dire dans l’agro-alimentaire.

Nous allons dans le secteur des travaux publics, on peut se rendre compte qu’il y a un impact négatif. Chacun essaye de faire un effort pour avoir de l’eau et de quoi manger. La saison sèche est en train de finir et nous entrons de plainpied dans la saison pluvieuse.

Généralement dans les zones comme le Moungo, le Centre et l’Ouest, c’est la période des semences. Il est question pour ceux-là qui faisaient des petites cultures, de voir s’ils peuvent faire une extension de leur production. Je pense que le mais c’est 90 jours.

Si on avait fait des extensions de production en maïs, nous sommes sûrs qu’on devrait pouvoir jubiler face à cette crise et résoudre certains déficits alimentaires pendant un bon bout de temps. Mais, il est fort probable que ce soit un peu difficile.

Le Cameroun dépend des importations comme le riz, le poisson, etc. L’impact n’est-il pas aussi perceptible à ce niveau ?

Le ministre du Commerce a dit que nous avons des réserves pour quatre mois. Bon, au-delà des quatre mois, comment devons-nous nous comporter? c’est vrai aussi qu’on a interdit le mouvement des personnes. Mais, on n’a pas interdit le mouvement des marchandises.

Etant donné que le virus ne résiste pas très longtemps sur les objets alors que sur les individus, il reste pendant très longtemps. On ne connait pas de quoi est fait l’avenir et quand ça doit finir, mais, on sait quand même que les marchés sont toujours abondants. Il n’y a pas encore de pénurie sur le marché. Excepté peut-être pour certains fruits de saison comme le citron et autres.

Est-ce qu’au niveau de la Chambre de commerce, vous avez des solutions pour atténuer les effets que nous avons évoqués plus haut ?

Je resterais peut-être moins pro lixe sur ce cas. Parce que cela revient à l’autorité suprême de l’institution consulaire. Mais, nous avons essayé, non seulement d’abord de faire une petite enquête auprès des opérateurs économiques, à travers un lien que nous àvons véhiculé sur whatsapp, pour avoir une petite idée sur l’impact négatif de cette pandémie.

Donc, au niveau de la Chambre de commerce, il y a des propositions qui ont été faites. Nous sommes en train de voir si certaines entreprises respectent les mesures mises en oeuvre, comme la création d’un fonds social.

On avait suggéré l’utilisation des maisons construites pour le recase-ment des personnes victimes de la maladie. La préoccupation des opérateurs économiques est au niveau des banques et des taxes.

Source: Le Jour

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