Camerounactuel

Enclavement : Bois des singes coupé de Douala

Se rendre dans ce quartier de la capitale économique du Cameroun relève d’une véritable gageure. Ceci à cause d’un problème de route.

On se croirait dans un champ de patate en empruntant la route qui conduit au quartier «Bois des singes», situé dans l’arrondissement de Douala 2ème. Cette voie sans rigoles ni caniveaux est parsemée de nids de poules et d’éléphants. Les mares d’eau en forme de petits lacs qui la décorent constituent de véritables obstacles pour les usagers de la route.

Pour s’en sortir sur cette voie qui attend des coups de pelle depuis des années, les automobilistes, les cyclistes et tous les usagers de la route sont obligés de zigzaguer sur la voie. Une chose qui ne facilite pas la fluidité de la circulation. Le calvaire des habitants de cette partie de Douala est accru surtout en cette saison de pluie. À côté des marres d’eau, la boue y a fait son lit et tous sont victimes.

«Les motos nous renversent que tous les jours. Les élèves souffrent. Même en marchant on glisse. C’est trop compliqué de se mouvoir dans ce quartier qui ne possède qu’une entrée et une sortie principales partagées par tous », déclare Ibrahim.

Autres faits caractéristiques de cette voie, ce sont les secousses inévitables. À moto comme à voir, ces interminables secousses peuvent faire accoucher prématurément une femme enceinte. Bref, elles donnent le tournis et parfois les vertiges à ceux qui ne sont pas habitués Des malades conduits d’urgences dans les hôpitaux y laissent souvent leur vie. Ce qui ne surprend personne.

«Nous avons un véritable problème de route dans notre quartier. Les élèves tombent tous les jours en allant ou en rentrant de l’école. Ce phénomène se produit tous les jours. Avec la saison des pluies alors c’est la catastrophe. Nous sommes abandonnés à nous- mêmes», affirme Ibrahim, un riverain qui regrette cette situation.

L’état piteux de la route affecte négativement les véhicules et les engins à deux roues, véritables moyens de circulation ici. Les propriétaires ou conducteurs sont obligés d’aller plusieurs fois dans les garages pour de nombreuses pannes.

Selon des informations, depuis la création du quartier, avec les efforts des riverains, des habitants que cette voie est aménagée. L’Etat, la communauté urbaine ou la mairie ne s’y pas encore pencher. De nombreuses promesses faites n’ont pas été réalisées. D’où la désolation. «Nous voyons le maire ici seulement pendant la période électorale. Depuis la fin des élections, elle n’est plus jamais passée pas ici», dénonce, un des habitants de la zone École publique.

À côté de ce sempiternel problème de la route, les populations du quartier Bois des Singes ont profité de la Conseil de quartier organisé par l’Ong Un Monde Avenir pour dénoncer la litanie des problèmes qui plombent leur épanouissement. Ces dernières ont également dénoncé l’absence des écoles primaires publiques dans leur quartier, l’absence des centres de santé, l’absence de Peau potable. Les problèmes de chômage des jeunes, de l’insécurité et de l’éclairage public n’ont pas été omis. Ils ont demandé à l’Ong Un Monde Avenir de plaider pour eux auprès du maire de Douala 2ème.

Titres fonciers

Autres problèmes qui perturbent le sommeil des habitants ; du quartier Bois des singes, c’est la menace de déguerpissement qui plane sur leur tête. Depuis des mois ces derniers sont inquiets et craignent pour leur vie et celle de leur famille :

«Vous savez que ce sont les pauvres qui sont installés ici. Nous avons cet éternel problème de titre foncier qui nous dérange. Nous demandons aux autorités de clarifier cette situation. Nous n’avons pas les moyens d’aller ailleurs. Nous sommes vieux. Nous allons aller où avec nos enfants. Nous avons plus la force de travailler. Ce qu’ils peuvent faire, c’est de nous laisser là où nous sommes installés. Des gens se présentent en prétextant avoir les titres fonciers sur le quartier bois de singe. Nous sommes dépassés. Id, nous avons un problème majeur qui est celui de la route. On n’a pas de lumière, on n’a pas d’eau potable. On n’a pas de marché», explique Tiboke Mathias chef bloc 10.

Pendant cet échange qui a mobilisé plus d’une dnquantaine d’habitants le 17 septembre 2022, Philippe Nanga coordonnateur de l’Ong Un Monde Avenir a invité les populations à prendre part aux activités du quartier. À s’intéresser aux problèmes de leur dté et surtout de les porter auprès de leurs élus. Il a surtout précisé que le rapport de cette séance d’échange sera déposé à la mairie de Douala 2 pour que certains des problèmes de ce quartier soient pris en compte lors du vote du budget de l’exerdce 2022

La Nouvelle Expression

Partager

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on telegram
Share on email

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Dernières nouvelles

Les plus lus

Lire aussi