Le militant du RDPC Descartes Akono demande aux journalistes de ne pas se sentir blessés.
Faisant partie des invités de l’émission GRAND DÉBAT de CAM 10 Télévision, Descartes Akono s’est exprimé sur l’affaire des lunettes du ministre Alamine Ousman Mey. Cette affaire a conduit en prison pendant 5 jours quatre journalistes : François Essomba, Igor Amos Guinweth Bibey, Pierre Mouchili et Solange Djikam. Le militant du parti au pouvoir rapporte qu’il y a des choses qui ont des valeurs sentimentales, pour lesquelles on remuerait ciel et terre pour les trouver.
« C’est quelqu’un [Alamine Ousmane Mey, Ndlr] qui a cru avoir perdu un objet, dont nous ne pouvons évaluer la valeur. Parce que j’ai entendu des gens dire : “Pour de simples lunettes, non !” Moi, j’ai des stylos qui ont une valeur sentimentale pour moi. J’ai des objets qu’on peut trouver à la boutique à 500 francs, mais que je n’aimerais même pas perdre. Si je les perds, je panique, je perds mes sens, parce qu’il y a des objets dont personne ne peut évaluer la valeur pour un autre citoyen. Sauf que lui, le plaignant, est libre, même si c’était plein, même si c’est lui qui avait appelé la police. En fonction du mal qu’il ressent, il est libre de souhaiter le pire à celui qui aurait volé sa chose. Nous tous, il y a des gens au quartier qui ne sont pas ministres, mais quand ils attrapent quelqu’un qui a arraché un téléphone à eux, ils pensent que la sentence, c’est la m0rt, ils veulent le tu..er. Ça, c’est la douleur de celui qui a perdu quelque chose », affirme-t-il.
Pour le militant du RPDC Descartes Akono, le problème dans l’affaire qui implique les quatre journalistes se trouve, au niveau de l’application de la loi.
« Maintenant, la loi et les hommes de loi sont là pour trouver l’équilibre entre nos plaintes et le traitement que la loi réserve aux personnes soupçonnées. C’est à ce niveau donc que je trouve qu’il y a problème. Qu’il y ait eu plainte ou pas, comme le monsieur dit qu’il n’y a pas eu plainte, on se dit qu’il n’y a pas eu plainte. |Médiatude | Mais quand même, ils ont été saisis pour vol de lunettes, supposé. C’est à eux maintenant de savoir, dans ce cas, que dit la loi ? Comment doivent être traités ces citoyens ? Ce n’est pas un cas de journaliste. Ils ne disent nulle part qu’ils ont été enfermés parce qu’ils sont journalistes. Il se trouve seulement que dans ce cas ce sont des journalistes. Donc, ne vous sentez pas blessés dans votre métier », affirme-t-il.

