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Cameroun : les malades d’insuffisance rénale encore en grève

Ils ont manifesté le 13 juin dernier pour réclamer la reprise et l’amélioration des séances d’hémodialyse.

Ce 13 juin 2022, plus d’une vingtaine de patients souffrant d’insuffisance rénale ont manifesté à l’entrée du centre d’hémodialyse de l’hôpital régional de Maroua avec pancartes en main. Ils se plaignent des dysfonctionnements dans le fonctionnement de cette structure et des conséquences néfastes auxquelles ils sont exposés au quotidien.

« Après plusieurs années de souffrances consécutives aux dysfonctionnements des’ appareils d’hémodialySe, nous avons rencontré l’ambassadeur de France au Cameroun lors de sa dernière visite à l’hôpital. Quelques temps, l’ambassadeur a fourni 05 nouvelles machines. Seulement, l’hôpital est incapable de gérer la fourniture en eau pour faire fonctionner lesdites machines à cause du manque d’eau, parce qu’elles ne fonctionnent qu’avec l’eau de Camwater.

Le seul camion de Camwater qui livrait de l’eau à l’hôpital est en panne et garé depuis plus d’une semaine pour défaut d’une pièce qui coûterait environ 800 000 Fcfa. Entre temps, tous les malades de Garoua viennent dialyser à Maroua, leur centre étant en arrêt faute de machines », se lamente Clément Kebemi, porte-parole des patients sous dialyse dans la région de l’Extrême-Nord. Une situation qui s’est négativement répercutée sur la santé des patients jusqu’à ce que mort s’en suive.

« L’absence de dialyse affaiblit complètement et les plus faibles succombent. La plupart de ceux qui sont décédés l’ont été par la négligence et par manque de soins appropriés. Ailleurs, les patients ont droit à 3 séances la semaine mais chez nous, on respecte difficilement les deux séances arrêtées par les pouvoirs publics.

Parfois, au lieu de 4 heures pour une séance, on nous impose 2 ou 3 heures. On ne compte pas les morts surtout chez les nouveaux malades qui ne savent rien de l’insuffisance rénale et qui ne bénéficient d’aucun conseil ou encadrement de la part du personnel soignant. Actuellement, aucun infirmier ne maîtrise le fonctionnement des nouvelles machines.

Le technicien qui est venu pour l’installation a fini son travail et a donné des explications de quelques heures aux infirmiers qui étaient présents et est reparti. Les annotations sur les machines sont en anglais et aucun d’eux ne maîtrise la langue. Ils font alors un travail à tâtons et le disent eux- mêmes. Quant à l’administration, elle ne Communique que lorsque nous manifestons, le reste du temps, le directeur ne passe même pas au centre », rajoute le porte-parole.

Contacté, de directeur de l’hôpital régional, Dr Gérard Fetse Tama explique : « Nous avons des soucis avec l’approvisionnement en eau à l’hôpital. L’eau du forage qui dessert le centre d’hémodialyse est très riche en calcaire et nocif pour nos équipements. Les dialyses ont repris parce que les sapeurs-pompiers nous ont ravitaillé en eau ce jour-même ».

Mutations

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