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Cameroun : les crises humanitaires responsables de l’augmentation de la consommation de la drogue

L’abus et le trafic illicite de drogues au Cameroun ont atteint des proportions inquiétantes, en particulier dans les régions troublées où les usagers de drogues ne cessent d’augmenter quotidiennement.

Selon le ministre de la Santé publique du pays, le Dr Manaouda Malachie, les usagers de drogues dans ces régions sont passés de 10 % en 2017, 22 % en 2019 à 43 % en 2021.

Il a dévoilé les chiffres lors d’un point de presse pour marquer la fin des activités commémoratives de la 35e Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogue.

La crise socio-politique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les réfugiés centrafricains dans la région de l’Est et les terroristes de Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord ont déstabilisé psychologiquement de nombreuses personnes, les forçant à devenir des toxicomanes.

Le Dr Manaouda Malachie ajoute que « les conséquences du COVID-19 comme le stress, l’anxiété, les troubles du sommeil et les difficultés économiques ont exposé les personnes les plus vulnérables à une consommation excessive d’alcool, de tramadol, de tabac, en particulier de chicha et d’autres drogues illicites ».

Selon le Comité national de lutte contre la drogue, 25% des Camerounais ont déjà consommé de la drogue, 10% sont des consommateurs réguliers de drogue et 60% des consommateurs de drogue sont des jeunes âgés de 18 à 25 ans.

La consommation de drogues comporte de graves risques pour la santé, notamment des convulsions, de la fatigue, de la dépression, des accidents vasculaires cérébraux, des lésions cérébrales et des dommages à plusieurs organes du corps.

Mettre fin à l’abus et au trafic de drogues est l’objectif principal de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues célébrée chaque année le 26 juin. La commémoration de cette année avait pour thème « Relever les défis de la drogue dans les crises sanitaires et humanitaires ».

Pour lutter efficacement contre l’abus et le trafic de drogue, les autorités de santé publique appellent les jeunes, les groupes de femmes, les enseignants, les communautés religieuses, les personnalités sportives et les parents à mettre la main à la pâte pour en finir avec le mal.

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