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Yannick Noah champion de la lutte contre le paludisme en Afrique et dans le monde

L’ancienne gloire du tennis s’est engagé aux côtés de l’Ong Impact Santé Afrique pour mener des actions pour barrer la voie à cette maladie en Afrique et dans le monde.

Yannick Noah a officialisé ce 13 mai à Yaoundé son engagement à devenir le porte-voix de la lutte contre le paludisme. « Le but c’est de faire en sorte que les femmes et les enfants camerounais puissent avoir accès à des soins, et à des moyens de prévention de ce fléau qu’est le paludisme. Il y a des personnes qui ont la chance d’avoir l’accès aux soins dont je fais partie, mais je sais aussi qu’il y en a d’autres pour lesquelles c’est plus difficile. C’est une injustice et il faut qu’on aille au-delà de ça, d’où mon engagement pour cette cause« , a déclaré celui qui a été, à onze reprises, élu personnalité préférée des Français dans notre TOP 50 Ifop/JDD.

En effet, le paludisme est une maladie potentiellement mortelle causée par des parasites qui sont transmis à l’homme par des moustiques anophèles femelles infectés. Le Cameroun est l’un des pays les plus touchés par le paludisme au monde avec environ sept millions de cas et 11 500 décès par an. Femmes enceintes et enfants de moins de cinq ans représentent environ 70 % des décès dus au paludisme dans le monde, dus à des conséquences telles qu’une anémie sévère. Ce n’est pas acceptable car le paludisme est évitable et traitable.

Yannick Noah s’engage dans la lutte contre le paludisme © Camerounactuel.com

Selon Solange Ngou, directrice exécutive d’Impact Santé Afrique, Yannick Noah va enregistrer des messages pour sensibiliser les populations et les dirigeants sur le paludisme. « Il a accepté de sensibiliser les leaders en France et ailleurs pour que plus de moyens soient apportés dans la lutte contre le paludisme », fait savoir la responsable de cette organisation.

Il est également prévu que la vedette mondiale fasse une plaidoyer auprès des Chefs d’Etats d’Afrique et d’ailleurs pour mobiliser les fonds nécessaires et les orienter vers la recherche d’un vaccins efficace, et vers les médicaments nécessaire pour l’éradication du paludisme. Notamment l’augmentation des crédits budgétaire alloués dans la lutte contre cette maladie.

Il faut le dire, en plus du lourd tribut humain, le paludisme a un effet négatif sur de nombreux autres secteurs, du développement économique et durable à l’éducation et à l’égalité des sexes. Le paludisme empêche les enfants d’aller à l’école plus que toute autre maladie. Elle constitue également un manque à gagner pour le secteur privé où, en moyenne, un épisode de paludisme entraîne sept jours de travail perdus. Il est donc important d’investir pour changer cette situation et de s’appuyer sur les progrès déjà réalisés.

En effet, des résultats positifs ont été observés au Cameroun, comme la réduction de 50 % de la mortalité infantile due au paludisme entre 2000-2015. Cela est dû en partie au financement mondial et au développement de nouvelles technologies (Test de diagnostic rapide (TDR), moustiquaires imprégnées d’insecticide longue durée (LUN) et campagnes CPS, etc.).

Cependant, ces progrès sont actuellement menacés, principalement parce qu’environ 50% des interventions du Plan stratégique national de lutte contre le paludisme pour 2019-2023 ne sont pas financées ; par exemple, seuls 40% des districts de santé au Cameroun sont couverts par des agents de santé communautaires et 30 % des outils de prévention, de dépistage et de traitement du paludisme restent à acquérir.

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