Les Camerounais devront payer 4 francs supplémentaires pour toute transaction de mobile money effectuée à partir du 1er janvier 2025.
Selon l’alerte SMS envoyée par les deux principaux opérateurs de téléphonie mobile du Cameroun (MTN et Orange), le gouvernement camerounais a imposé une taxe de 4 francs sur toute transaction de mobile money.
« Cher client, suite à la loi de finances 2025, les tarifs de transfert et de retrait augmenteront de 4 F par transaction à partir du 1er janvier. Merci pour votre fidélité », a prévenu Orange par SMS.
Cela intervient à peine un an après que les Camerounais se soient vu imposer une taxe de 0,2% sur toutes les transactions de mobile money en 2024.
« Loi de finances pour 2025 : Les frais de transfert et de retrait incluent une taxe de 0,2% sur le montant de la transaction, plus désormais un forfait de 4 FCFA par transaction », explique une alerte SMS de MTN.
Une autre promesse non tenue ?
Peu de temps après avoir défendu le projet de loi de finances 2025 en décembre 2024, le ministre des Finances a indiqué que cette année ne connaîtrait aucune augmentation d’impôts. Les Camerounais craignent que le ministre ait menti et craignent que le pire soit encore à venir.
« Louis Paul Motaze a-t-il donc menti ? Il a dit qu’aucune nouvelle taxe ne serait introduite en 2025. Le 1er janvier, il y a une augmentation de 4 F sur les frais MoMo. Les merveilles ne finiront jamais », déplore un Camerounais en colère sur les réseaux sociaux.
Un expert économique a indiqué que les Camerounais devraient se préparer à de nouvelles augmentations d’impôts en vertu du nouveau régime fiscal.
« La taxe supplémentaire sur les transactions d’argent mobile n’est qu’une des nombreuses que les Camerounais verront en 2025. Le gouvernement dispose d’un budget ambitieux de trois mille milliards de francs CFA. Considérant que le gouvernement n’a atteint que moins de 50 % des recettes du budget qu’il visait en 2024, il a maintenant augmenté les sources alternatives de génération de recettes internes, dont bien sûr les impôts constituent le principal moyen de rationalisation. Les Camerounais doivent donc se préparer au pire, tout en espérant quelque chose de mieux », explique Ewane Thomas, économiste.
Cette augmentation intervient quelques semaines à peine après que les acteurs de la brasserie ont augmenté les prix de la bière et d’autres produits de brassage. Le gouvernement a également imposé l’impôt sur le revenu des particuliers à tous les Camerounais du pays.







