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Une mission du FMI séjourne au Cameroun

Elle a été reçue le 07 juin à Yaoundé par le ministre de l’Economie Alamine Ousmane Mey. D’autres rencontres sont prévues avec les autorités camerounaises dans les jours qui viennent.

Depuis le début de la semaine en cours, une délégation du Fonds Monétaire International (FMI) séjourne au Cameroun. Il est prévu qu’elle soit reçue tour à tour par les autorités camerounaises. Mardi, elle a été reçue par Alamine Ousmane Mey le ministre de l’Economie. Rien n’a filtré sur l’objet de la rencontre. Au sortir de l’audience, le chef de la délégation a indiqué « qui! ne parlera que vendredi (10 juin) après l’audience avec le ministre des Finances ».

L’on se souvient que le FMI a approuvé le 29 juillet 2021 à Washington, des accords triennaux au titré de la Facilité Elargie de Crédit et du Mécanisme Elargi de Crédit en faveur du Cameroun, d’un montant de 689,5 millions de dollars (près de 375 milliards de FCFA), pour accompagner le programme de réformes économiques et financières du pays sur une période de trois ans (2021-2024).

L’achèvement de ces premières revues permet ainsi le décaissement de 116 millions de dollars (un peu plus de 67 milliards de FCFA), ce qui porte le total des décaissements au titre des accords à 293,2 millions de dollars (170,3 milliards de FCFA).

Si le Cameroun veut passer avec succès la seconde revue des accords au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) et du Mécanisme Elargi de Crédit (MEDC), il lui faudra mettre en. oeuvre et de manière satisfaisante le Programme des Réformes Economiques et Financières (Pref) de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad).

Dans ce sens, le directeur général adjoint et président par intérim du FMI, Kenji Okamura, a déclaré le 23 février à l’issue de la première revue que «le programme du Cameroun est soutenu par la mise en oeuvre de politiques et de réformes par les institutions régionales de la Cemac, qui sont essentielles à la réussite du programme. L’achèvement de la deuxième revue sera subordonné à la mise en oeuvre d’assurances stratégiques essentielles au niveau de l’Union [des pays de la Cemac], comme établi dans le document d’information à l’échelle de l’Union de décembre 2021 ».

Les pays de la Cemac a pris l’engagement d’implémenter le Pref-Cemac dans le cadre des programmes avec le FMI, en fin 2021.

Le premier objectif du Pref-Cemac est de renforcer la diversification économique et le développement du secteur privé. Ceci afin de rompre avec les exportations centrées sur les matières premières brutes, contribuant faiblement à la création d’emplois, à l’éradication de la pauvreté et à l’industrialisation des économies des pays de la sous-région.

Le second objectif des réformes structurelles de ce Programme est l’amélioration du climat des affaires. Cette amélioration, explique la commission de la Cemac, pourrait passer par la diminution des coûts de transaction des entreprises et des droits d’enregistrement, la mise en place d’incubateurs ou encore l’établissement d’une charte régionale de la PME formelle.

Dans cette veine, il faudra œuvrer à l’augmentation du nombre des tribunaux de commerce pour faciliter le règlement des différends commerciaux ainsi que la lutte contre la corruption. Le fonctionnement du marché du travail pourrait être amélioré par la simplification des dispositifs institutionnels d’embauche et de licenciement ainsi que l’intensification de la formation professionnelle et technique. Enfin, une réforme fiscale pourrait améliorer la compétitivité des États membres.

A noter que la mise en œuvre du Pref-Cemac est cruciale pour accroître le financement alternatif des économies. Les mesures proposées dans ce segment visent à favoriser l’accès des PME-PMI du secteur formel aux financements bancaires traditionnels, mais également à développer d’autres modes de financement (crédit-bail, fonds d’investissement dédié aux PME).

Les arrangements institutionnels avec le secteur privé tels que les partenariats publics/privés (PPP) devraient par ailleurs être privilégiés. Les deux autres pistes proposées consistent à développer les organismes de placements collectifs et de faciliter l’accès au financement islamique.

Le financement au titre des accords de la FEC et du Medc a pour objectif de soutenir les efforts des autorités pour parvenir à une reprise post-pandémie rapide, renforcer la viabilité extérieure et budgétaire à moyen terme et mettre en œuvre leur programme de réformes structurelles vers une croissance soutenue, plus inclusive et diversifiée.

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