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Complexe sportif d’Olembe: Selon Franck Mathiere, le matériel réclamé par Piccini appartient aux sous-traitants italiens

Le vice-président chargé des opérations internationales de Magil, réagit par rapports aux multiples plaintes de Piccini.

L’entreprise Piccini accuse Magil d’être entrée de force dans son site garage et magasin vendredi dernier. De quoi est-il question ?

Ecoutez ! Ça fait cinq mois que Piccini raconte tout et n’importe quoi. Le site est aux mains de l’Etat du Cameroun, avec un maître d’ouvrage et une entreprise.

Donc, les plaintes de Piccjni, ça suffit. Il ne s’est rien passé vendredi. On ne rentre pas dans des garages. Piccini n’est plus sur le chantier et un matériel a été saisi par l’Etat. Donc, il n’y a pas de matériel à Piccini.

Nous sommes une entreprise qui faisons de la construction et ce n’est pas les tierces parties qui vont nous influencer pour revoir ce qu’on doit faire et comment on va faire. On est accusé de vol ; on est accusé de détournement. Il faut arrêter.

Et parlant de vol et distraction du matériel dont accuse Piccini…

C’est toutes les semaines, qu’on invente une nouvelle chose. Vous vous doutez bien que s’il y avait eu le moindre vol, le moindre détournement, l’Etat camerounais qui est souverain, aurait fait ce qu’il fallait pour une entreprise auteure de malversations.

La seule entreprise aujourd’hui, qui est clouée au pilori, c’est Piccini, qui a abandonné le chantier. Je ne suis pas là pour faire de la désinformation. Nous avons un client, c’est l’Etat du Cameroun.

S’il y a des choses qui ne se passent pas bien, je peux vous assurer que l’Etat du Cameroun a d’assez grands garçons et est un Etat souverain, pour pouvoir agir.

Je ne vais pas perdre mon temps à m’expliquer sur des choses qui n’ont jamais eu lieu ou qui sont vraiment un pur rêve de l’entreprjse italienne, qui a abandonnée Cameroun.

S’il y avait eu des infractions comme des vote, ce n’est pas au niveau journalistique que l’enquête devrait avoir lieu. C’est au niveau de la police et du maître d’ouvrage.

Le maître d’ouvrage est présent en permanence sur le chantier. Il y a des collaborateurs du maître d’ouvrage pour vérifier que tout soit bien fait.

Le matériel qui est sur le chantier, soit appartient à l’Etat du Cameroun, qui a été payé par lui ; soit du matériel qui est en probation ; dont on doit déterminer l’appartenance. On n’est pas là pour forcer des containers. Je l’ai déjà dit depuis le début, nous n’avons pas besoin de Piccini.

Nous avons eu un mandat de l’Etat du Cameroun pour un chantier qui est prioritaire. Toutes les élucubrations de l’entreprise qui a abandonné le chantier ne vont ni de près, ni de loin nous perturber.

Quel est alors le sort de son matériel qui se trouve encore sur le site ?

Ce n’est pas son matériel. C’est le matériel de sous-traitants italiens. Rien n’appartient à Piccini aujourd’hui. Les sous-traitants italiens sont aujourd’hui, en collaboration avec l’Etat du Cameroun, pour pouvoir remettre à jour toute la partie importante de cette oeuvre que Piccini n’a pas fait depuis près d’un an.

Et aujourd’hui, les sous-traitants italiens qui ont leurs machines sur le chantier vont retravailler avec l’Etat du Cameroun, et avec Magil.

Le matériel appartient à de sous-traitants italiens : les containers, les grues, les machines… Tout appartient à des sous-traitants. Et d’ailleurs, il y a du matériel des sous-traitants camerounais tels des camions, de tracteur et autres, qui appartiennent à des Camerounais.

Donc, tout le matériel qui est ici, les Italiens sont en train de vouloir travailler avec l’Etat du Cameroun, parce, que Piccini n’a jamais mis en ordre la documentation réglementaire pour une importation et tout ce qui est matériel appartenant à des entreprises camerounaises.

Il y a eu des réunions pour montrer la véracité des documents ( authentifiés par des huissiers avec l’Etat du Cameroun pour qu’ils puissent partir avec leur matériel. Nous sommes étonnés que depuis le début, Piccini déclare que tout est à lui. Rien ne lui appartient.

Quel est l’état d’avancement des travaux en ce moment, notamment la pelouse du stade principal dont promesse avait été faite de voir du gazon d’ici à la fin de ce mois d’avril ?

Le chantier, puis-je vous le dire, avance dans les règles de l’art. Nous ne sommes pas comme l’entreprise italienne ou autre, qui fait du show à l’extérieur quand rien ne se passe à l’intérieur.

L’aire de jeu du stade, principal, elle est prête. Les semences ont été bloquées en douane à cause du coronavirus, puisqu’on voulait les faire venir par avion et normalement elles arrivent aujourd’hui ou demain (hier, dimanche ou ce lundi, ndir). Donc, les douanes camerounaises pourront les libérer.

Ça fait trois semaines qu’on attend ces gréines-là. Sauf qu’en l’état actuel du coronavirus, ce sont les matériaux principaux, l’alimentation et médicaments, qui sont des priorités dans les avions.

Vous vous doutez bien que trois palettes de graines de semences pour un terrain de jeu n’est pas prioritaire au niveau international. Les travaux sur cette aire de jeu continuent. Aujourd’hui, il y a plus de 1060 ouvriers sur le chantier et on avance au rythme décidé, par Magil.

Comment se déroule le travail avec l’arrivée de cette pandémie du coronavirus ?

Nous avons notre cap. Aujourd’hui, le chantier est actif. On respecte les conditions du Gouvernement vis-à-vis du coronavirus en application des prévisions sanitaires.

On a aménagé des horaires de chantier ; on a aménagé des accès au chantier pour qu’on puisse travailler en sécurité. Aussi bien sécurité humaine que sécurité sanitaire.

Source: Le Jour

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