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Riposte au Covid-19: « Nous avons entrepris un réaménagement de nos laboratoires»

Pr. Alexis Ndjolo, directeur général du Centre international de référence Chantal Biya.

Quelles dispositions avez-vous prises pour remplir cette nouvelle mission qui vous a été confiée par le ministère de la Santé publique?

Quelques aménagements physiques ont été entrepris au niveau des laboratoires devant abriter le diagnostic du Covid-19: reconfiguration de certaines paillasses, installation des équipements de froid, intégration du logiciel Covid-19 dans notre système de gestion informatique pour permettre le traitement des données, etc.

En réalité, le Circb disposait déjà d’un plateau technique de virologie moléculaire et d’une plateforme de séquençage génétique des souches virales permettant la réalisation des examens de diagnostic précis, de même que des extrations de qualité.

Au niveau des ressources humaines, nous avons dès l’apparition des premiers cas de Covid-19, préparé le personnel du Circb à acquérir des compétences dans le diagnostic et le suivi biologique des malades infectés, bien que ne sommes pas placés en pemière ligne dans la riposte au coronavirus. Nous avons organisé quelques forums d’échanges et de renforcement des capacités sur le sujet, en vidéoconférence avec nos partenaires italiens.

Quand le Circb a été formellement sollicité pour appuyer les activités de diagnostic du Covid-19, nous avons constitué en interne un groupe d’experts et de techniciens appelé « Groupe technique Covid-19 ». Ce groupe a travaillé avec nos collègues du Centre Pasteur de Yaoundé qui avaient déjà une certaine expérience dans la réalisation des tests de diagnostic du Covid-19 dans notre contexte.

Nous avons pu ainsi harmoniser et consolider les approches techniques utiles pour garantir la qualité des résultats dans nos laboratoires. Nous entendons également réaménager le temps de travail du personnel, en renforçant les astreintes, afin d’absorber au mieux la charge de travail additionnel.

l/os activités de routine vont-elles se poursuivre?

Nos activités de routine vont se poursuivre comme initialement planifiées, notamment en ce qui concerne le diagnostic du VIH, le suivi biologique des patients vivant avec le VIH et l’exécution des autres programmes de recherche, objets de nos missions classiques.

Le Circb vient simplement en appui au système de santé national pour optimiser la gestion de la pandémie du Covid-19 dans notre pays. Nous continuons donc d’offrir nos services aux usagers, sans prendre de risque de contamination lié à cette activité nouvelle.

Les populations peuvent-elles se présenter au Circb pour le dépistage?

L’organisation mise en place par le ministère de la Santé publique n’a pas prévu de recevoir les malades suspects au niveau des laboratoires comme le nôtre.

Un circuit précis des malades et des échantillons a été suggéré: les prélèvements se feront sur les sites de dépistage par des équipes spéciales du Centre des opérations des urgences de santé publique (Cousp), en collaboration avec le Laboratoire national de santé publique (Lnsp); les échantillons seront ensuite acheminés pour examen vers le Circb; puis le retour des résultats se fera sous le couvert des formations sanitaires vers les patients.

Autrement dit, le Circb ne recevra pas de malades ou de cas suspects dans ses locaux, mais plutôt des échantillons prélevés. Si ce circuit était bien suivi, il permettrait à coup sûr de sécuriser les intervenants de toute la chaîne et de maîtriser l’ensemble des données épidémiologiques necessaires au suivi de l’évolution du Covid-19 dans notre pays.

Source : Cameroon Tribune

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