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Réseaux sociaux : le nouveau paradis des escrocs

Arnaque et filouterie s’accentuent de plus en plus ces derniers temps au sein de ces canaux d’échanges. Ils utilisent plusieurs approches pour vaincre leurs proies.

La toile, longtemps fréquentée sous le prisme de site des recherches dans le but d’acquérir les connaissances (scolaires, académiques, culturelles, religieuses, etc.), est malheureusement la cible qui abrite aujourd’hui de nombreux criminels. Si ce n’est le piratage des comptes personnels, c’est l’arnaque, la prolifération de la pornographie et de faux profils.

Selon le sociologue Adalbert Bengono, plusieurs techniques d’arnaque prospèrent de nos jours dans les réseaux sociaux. Les méthodes les plus récurrentes sont la vente en ligne d’objets précieux, la prolifération des agences matrimoniales qui exigent de fortes sommes d’argent pour inscription dans un site de rencontre.

« Au niveau de la Toile, l’application Quiz est la forme d’escroquerie la plus courante. Elle fonctionne soit en lançant une application tierce à laquelle vous donnez par inadvertance l’autorisation d’extraire vos informations personnelles. Soit en vous posant des questions qui permettent d’obtenir certaines informations utiles pour pirater votre compte. Dès lors et retenez le très bien, s’il arrive qu’un quiz parvienne à vous demander dans quelle ville vous avez grandi ou encore le nom de votre animal préféré, sachez qu’il y a de fortes chances que cela soit une tentative de piratage », explique le sociologue.

L’on relève parallèlement d’autres formes d’escroquerie qui s’illustrent sur Instagram, Whatsapp, Facebook. Dans ces plateformes, la présence de faux profils, les vendeurs d’illusions qui prennent des casquettes de naturopathes, marabouts, pasteurs, prêtres exorcistes et agents immobiliers sont légion.

Ils se prêtent au jeu en proposant d’offrir un service à ceux-là qui sont dans le besoin (recherche d’un appartement ou studio moderne, la quête du mariage et emploi direct, multiplication de chance, etc.). Il suffit juste de cliquer sur le lien, la victime est directement dans son Whatsapp et l’échange communicationnel démarre.

Le cas de Virginie Z. fait référence à ce type de malversation lorsqu’elle se souvient de ce qui lui était arrivée il y a quelques semaines au quartier NkolBisson à Yaoundé. La jeune dame révèle qu’elle a été la proie de cet internaute qui se faisait passer pour un vendeur d’articles de maison en ligne.

« Je venais juste d’aménager dans ma nouvelle demeure. Comme j’avais besoin des meubles pour mon salon, j’ai contacté ce monsieur qui faisait la promotion des articles via Facebook. Je confesse dans ma naïveté que je ne le connaissais pas au préalable. J’étais juste entré en contact avec lui et j’ai pu avoir son numéro de téléphone.

L’affaire a évolué jusqu’au moment où nous nous sommes rencontrer physiquement pour que je lui remette de l’argent et qu’il me remette les jolis meubles que j’avais vu et apprécié sur la Toile. Au cours de nos échanges, j’ai remarqué qu’il ne faisait que renvoyer la date de livraison du colis que je désirais avec tant d’engouement. Du coup, et heureusement avec les conseils des amis, j’ai compris que ce type voulait me flouer », confie-t-elle.

L’Anecdote

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