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Mara’CAN 2022 : le Cameroun accueille la compétition du 22 au 30 septembre 2022

La compétition aura lieu au Palais des Sports de Yaoundé. Seize équipes nationales sont attendue pour succéder à la Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre.

Le Cameroun accueille une fois de plus une compétition sportive d’envergure. Il s’agit de la 9 ème édition de la coupe d’Afrique des nations de Maracana’Foot.

Le Maracana, cet autre football venu d’Afrique

Cette variante du football, née dans les années soixante sur les campus d’Afrique de l’Ouest, se joue par équipes de six sur la surface d’un terrain de handball.

« Le vrai football c’est le Maracana. Il n’y a pas de gardien, et un penalty est sifflé dès qu’on touche avec la main », explique l’Ivoirien Bleu Charlemagne, président de la Fédération internationale de Maracana.

Parmi les originalités du Maracana, celle d’être une discipline ouverte à toutes les classes d’âge.

Deux catégories disputent l’édition 2019 : les Seniors (35-45 ans) et les Super Seniors (45 ans et plus). Mais rien de strict : « Un Super Senior qui se sent capable de jouer en Senior est le bienvenu, selon le principe du qui peut le plus peut le moins. »

Une souplesse qui témoigne de l’état d’esprit du Maracana, que Bleu Charlemagne résume en trois mots : convivialité, fraternité, amitié.

« La première des choses au Maracana est que le sport devienne le prétexte de retrouvailles et de cohésion, explique le président de la FIMA, dont le discours se fait plus politique. Le sport est par essence un instrument de rassemblement, qui est aujourd’hui perverti par l’importance absolue du gain. »

Refaire du sport une Agora, un moment d’unité, tel est l’objectif du Maracana. « Dans la Grèce antique, la trêve olympique permettait de suspendre les conflits entre les communautés et les peuples. On rangeait les sabres et les sagaies pour aller jouer, avec le pari qu’on agresserait plus son ex-partenaire par la suite, rappelle Bleu Charlemagne, amer devant l’évolution du football. Quand on voit comment flambent les cotes des jeunes footballeurs, cela ne les encourage pas à faire des études. Pourtant, être jeune, c’est d’abord aller à l’école s’instruire. Pour signer un contrat, il faut savoir le lire ! » Dire c’est bien, faire c’est mieux.

« Après le football professionnel, les gens poursuivent avec le Maracana, poursuit Bleu Charlemagne. Les joueurs sont aussi des cadres, des enseignants, des employés. Ils peuvent s’exposer leurs problèmes. Il y aura toujours un maracanier pour vous aider. »

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