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Les ministres Paul Atanga Nji et René Sadi cités comme témoins dans le procès des prisonniers politiques

Les deux membres du gouvernement sont cités à comparaitre ce jeudi 15 septembre 2022 à la Cour d’Appel du Centre, comme témoins de la défense dans cette affaire qui oppose le Pr Alain Fogue et 38 autres militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun au commissaire du gouvernement.

Ce jeudi 15 septembre 2022 est un jour particulier à la Cour d’Appel du Centre de Yaoundé, où les militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) vivront la première audience de leur affaire en appel contre le Commissaire du Gouvernement, en présence de leur président, Maurice Kamto, qui s’est constitué auprès du collectif des avocats Me Sylvain Souop, chargée d’assurer la défense des militants de cette formation politique.

A l’occasion, ce collectif conduit par Me Hippolyte Meli a donné une conférence de presse le 14 septembre 2022 à Yaoundé, au cours de laquelle elle a annoncé qu’elle avait transmis à l’accusation, la liste des témoins de la défense, publiée dans le quotidien Le Jour de ce jeudi 15 septembre 2022.

Il s’agit entre autres du ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji, et de celui de la Communication, René Emmanuel Sadi, du Gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, ainsi que l’ancien Sous-préfet de Yaoundé, Yampen Ousmanou, entre autres.

« Les avocats du Collectif affirment que les militants du MRC ont été interpellés sur la base d’un communiqué de presse signé le 25 septembre 2020 par les deux membres du gouvernement (Atanga Nji et Sadi), communiqué dans lequel ils affirmaient que le parti avait lancé un mouvement pour renverser les institutions républicaines », rapporte le journal de Haman Mana.

Au total 46 militants du MRC avaient été condamnés en décembre 2021 et en janvier 2022 par le Tribunal militaire de Yaoundé, à des peines d’emprisonnement de cinq et sept ans. Les avocats du collectif ont toujours dénoncé une violation les règles établies en matière de défense.

« Ils estimaient que cette juridiction réservée pour juger les militaires ou les personnes ayant des infractions liées à la manipulation des armes à feu les jugeait en violation de la loi nationale et des conventions internationales ratifiées par le Cameroun », ajoute le tabloïd.

Le journal rapporte qu’au total 94 militants et sympathisants du MRC restent incarcérés dans les prisons à travers le territoire camerounais.

CIN

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