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Le préfet du Wouri demande au DG des Brasseries du Cameroun quelques casiers de bières pour les obsèques de sa mère

Dans une correspondance qui a fuité sur les réseaux sociaux l’administrateur civil sollicite un appui en Boissons et bière à pression pour la circonstance.

« Je viens par la présente vous annoncer le décès de ma génitrice survenu le 08 mai 2022 à l’hôpital central de Yaoundé de suite de maladie. En cette douloureuse circonstance, je sollicite auprès de votre bienveillance, un appui (Boissons et bière à pression) pour les obsèques qui auront lieu du 17 au 18 juin à Mbangassina dans le département du Mbam et Kim », écrit Benjamin Mboutou, le préfet du Wouri dans sa correspondance.

Difficile pour le moment de savoir comment le contenu de la lettre a fuité sur les réseaux sociaux. La lettre en circulation est une décharge, tout porte à croire que c’est l’entourage de l’administrateur civil principal qui est à l’origine de cela.

« Le préfet du Wouri est « maudit » ces derniers temps par certains Sawa qui estiment qu’il est le principal acteur de l’affaire Dikolo. Ils ont donc décidé de l’exposer autant que possible », commente un journaliste.

Pour d’autres confrères c’est une pratique courante au sein de l’administration camerounaise. « Ce courrier n’était pas nécessaire. Un coup de fil aux responsables des SABC était suffisant». Nombreux sont aussi plusieurs journalistes qui affirment qu’il s’agit là, d’une forme de corruption qui devrait normalement conduire à la démission de l’intéressé.

« C’est très grave ça ! Qu’il le fasse à titre individuel et même là encore c’est déjà grave. N’officialisons pas la corruption ou l’assujettissement de nos autorités avec autant de facilité. Recevoir des cadeaux, des faveurs, des préférences des entreprises privées est une forme de corruption vieille comme le monde et qui a amené plusieurs en prison où contraint à la démission notamment en Europe. Cependant, et contrairement aux européennes, nous pouvons admettre que pour le deuil un officiel reçoive un appuis d’une multinationale ( ..) mais sa demande, s’il est amené à la faire, ne saurait porter les emblèmes de sa fonction publique encore moins de l’État qui est souverain », explique un autre journaliste sous anonymat.

« Cette lettre est celle de Celui-là même qui est supposé être le garant de l’ordre public et de la sécurité du territoire. Le voilà avachi devant une entreprise publique. Il utilise le sceau de l’état pour obtenir des faveurs. Vraiment que dire. Un pays en papier mâché », écrit Guy Laurent Nkouam, militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc).

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