Cameroun Actuel

L’avocat et universitaire Moïse Timtchueng porté disparu après un enlèvement présumé

Le professeur Moïse Timtchueng, avocat renommé, critique du gouvernement camerounais et universitaire à l’Université de Dschang, est porté disparu depuis son enlèvement présumé à son domicile entre le 13 et le 14 décembre.

Sa disparition fait suite à plusieurs semaines de surveillance de sa résidence par des individus non identifiés, ce qui, selon les observateurs, constitue une campagne d’intimidation.

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), l’un des principaux partis d’opposition du pays, a publié un communiqué ferme établissant un lien entre cet enlèvement et ses activités politiques.

Le professeur Timtchueng avait publiquement reconnu la victoire d’Issa Tchiroma Bakary, figure de l’opposition, à l’élection présidentielle contestée du 12 octobre. Il avait également dénoncé ce qu’il qualifiait de fraudes électorales massives orchestrées par le régime du président sortant Paul Biya.

Dans un communiqué de presse daté du 18 décembre, le MRC a exprimé sa « profonde inquiétude et son indignation » face à ce qu’il a qualifié de « disparition forcée » de M. Timtchueng. Le parti l’a décrit comme « une figure importante du parti et un universitaire respecté ».

Lire aussi >  Malhox et Steve Fah se déchirent sur la toile

Dans un communiqué, le parti a exposé sa position en formulant des accusations directes contre le gouvernement.

« Le MRC dénonce avec la plus grande fermeté ces méthodes d’intimidation archaïques », a écrit Mamadou Mota, président national du MRC.

« Nous appelons directement le gouvernement Biya à cesser ces agissements arbitraires, qui rappellent les tactiques les plus sombres de l’époque soviétique et qui visent à faire taire les voix dissidentes et les intellectuels de notre pays. Le MRC tient le gouvernement responsable de l’intégrité physique et morale du professeur », a-t-il ajouté.

Il a exigé la « libération immédiate et inconditionnelle » du professeur Timtchueng et a appelé à la mobilisation, exhortant les Camerounais, les organisations de défense des droits humains et la communauté internationale à rester vigilants face à la violence politique et aux disparitions forcées.

L’affaire du professeur Timtchueng contribue à un climat post-électoral tendu dans le pays.

Des organisations de la société civile signalent que plus de 2 000 personnes ont été arrêtées depuis le scrutin d’octobre, qui a prolongé le règne de plus de quarante ans du président Paul Biya.

Lire aussi >  Le retentissant discours de Maurice Kamto à Yaoundé

Le gouvernement n’a pas encore publié de déclaration concernant la disparition du professeur.

Cameroun Actuel
Me suivre

Laisser un commentaire

Dernières nouvelles

Suivez-nous !

Lire aussi

Activer les Notifications OK Non Merci