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Justice: sa patronne l’accuse de détournement de fonds et d’abus de confiance

Employée comme gérante dans un kiosque de transfert d’argent à Yaoundé, une jeune fille, est traînée en justice pour des faits de vol et abus de confiance par la propriétaire de la structure.

Elle a donné sa version des faits devant la barre en l’absence de la plaignante.

Quee sont devenus le téléphone et la somme de 532 mille francs que Joséphine Ngambi la patronne de Gaelic Ebane Abessoto lui avait remis dans le but de développer un kiosque de transfert d’argent au lieu-dit carrefour TKC à Yaoundé? La question était au centre des débats devant le Tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif, le 4 mai 2020.

Pendant son témoignage, Gaelle Ebane Abessolo a expliqué avoir été recrutée le 22 janvier 2019, il y a de cela plus d’un an, pour gérer un kiosque de transfert d’argent, via le téléphone, mis sur pied par la plaignante.

Selon elle, l’activité prospérait à la grande satisfaction de Marie Joséphine Ngambi, sa patronne qui ne lui avait jamais rien reproché. Mais contre toute attente, un incident va faire tourner l’affaire. La jeune Gaelle Ebane Abessolo va, dit-elle, tomber dans un guet-apens que lui tend deux malfrats qui vont l’agresser et la dépouiller de tous ses effets.

Ce sera le début de ses déboires judiciaires. «Ce samedi fatidique, je suis arrivée comme d’habitude à mon lieu de travail. Pendant que je servais les nombreux clients qui étaient devant moi, deux individus m’ont abordé, l’un pour me demander si je faisais l’échange de la monnaie étrangère et l’autre si je débloquais les puces téléphoniques. J’ai répondu par la négative » a-t-elle déclaré.

Elle raconte que ces inconnus sont restés proches de son kiosque pour contrôler ses faits et gestes jusqu’au moment où elle a décidé d’aller se reposer. Ils vont sauter sur l’occasion pour lui faire mi-chemin en la transportant sur leur moto. « Pendant qu’on roulait, ils ont réussi à arracher mon sac qui contenait mon téléphone portable et les fonds en espèce que je détenais », a noté la jeune fille. Elle dit avoir rapporté les faits à sa patronne qui a semblé dans un premier temps compatir à ses malheurs avant de lui porter plainte finalement. quelques jours après.

Questions sons réponse

Pour sa part, le représentant du parquet après un bref rappel des faits qui sont reproches a Gaelle Ebane Abessolo, s’est posé une multitude des questions. D’abord pourquoi prendre le risque d’aller en compagnie des inconnus en ignorant la consigne de la patronne qui lui interdisait de se promener avec le sac des recettes et le matériel de travail ?

Ensuite, pourquoi n’être pas allé signaler l’agression au commissariat et auprès des opérateurs de téléphonie mobile afin qu’ils bloquent les puces qui contenaient d’importantes sommes d’argent?

«Est-il possible pour une personne qui n’a pas le code secret de quelqu’un d’effectuer des opérations dans son compte » s’est-il enfin demander ? Le magistrat du parquet a conclu son exposé en relevant que les explications de Gaelle Ebane Abessolo sont une fabulation. Il a requis la condamnation de cette dernière.

L’avocat de la plaignante, a, quant à lui, corroboré les propos du ministère public, en indiquant que la jeune fille est de mauvaise foi. «En allant se reposer elle pouvait sécuriser ses effets au domicile de la génitrice de sa patronne qui est une courte distance du kiosque litigieux. Elle prétend qu’elle a été agressée, mais elle n’a eu ni enflure, ni blessure», a noté l’homme en robe noire. Il a annoncé que sa cliente se constituait partie civile et réclamait la somme d’un million de francs en guise dommages et intérêts.

Pour l’avocat de la défense, le lieu-dit TKC est un endroit ou règne une forte insécurité, il a expliqué que ce qui est arrivé à sa cousine, qui est une femme entreprenante » lui est déjà arrivé.

L’avocat a ajouté qu’avant ce malheureux incident, Marie Joséphine Ngambié était satisfaite du travail de son employée avec qui elle a même voulu continuer la même activité après l’agression selon lui, sa cliente ne peut pas être condamnée dans cette affaire où elle est victime de la méchanceté des égarés de la société. « Faut-il qu’elle soit victime à la fois de la société et de la justice?

Ce serait trop pour elle. Etant donné que les preuves des accusations portées contre ma cliente n’ont pas été données, et que l’élément intentionnel fait défaut dans cette affaire, la demande du tribunal de relaxer purement et simplement ma cliente», a-t-il conclu. Le verdict est attendu le 1er juin 2020.

Source: Kalara

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