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Guibai Gatama appelle le Grand Nord à s’inscrire massivement sur les listes électorales

Guibai Gatama, leader du mouvement "10 Millions de Nordistes"

A deux ans de la prochaine élection présidentielle (2025) ce n’est pas le branle bas chez les partis politiques. Cependant, quelques actions sporadiques sont menées, notamment pour inciter les populations à s’inscrire sur les listes électorales.

C’est d’ailleurs dans cette mouvance que s’inscrit le journaliste Guibai Gatama. Le patron du journal L’Oeil du Sahel, dans un post sur sa page Facebook, invite les populations du Grand Nord – qui réuni les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord – à s’inscrire massivement sur les listes électorales.

« Depuis 1992, on dit du Grand-Nord qu’il est le 1/3 de la population et de l’électorat. Depuis 1992, depuis 1997, depuis 2004, depuis 2011, depuis 2018… il y a une volonté certaine de nous réduire à cette puissance électorale et politique, en deçà de ce que nous pesons.

Travaillons, inscrivons-nous sur les listes électorales où que nous nous trouvions dans le pays pour constituer dans les projections les plus pessimistes, la moitié de l’électorat. Nous en avons les moyens, nous avons la puissance démographique.

Nous serons une force, au-delà des chapelles politiques. Nous serons au centre du jeu politique, nous serons courtisés et installés en bonne place dans le train du développement de notre pays. Nous serons ROI. ROI.».

Au Cameroun, il est difficile de conquérir le pouvoir au Cameroun en se mettant à dos, les trois régions du septentrion que sont le Nord, l’Extrême-Nord et l’Adamaoua. A elles seules, ces trois régions totalisaient un peu plus de 6 millions d’habitants sur les quelqqes 20 millions que comptait le Cameroun en 2010.

Lors de la présidentielle du 9 octobre 2011, on dénombrait 1,9 million de personnes inscrites sur la liste électorale. Résultats : 1,6 million d’électeurs ont voté pour Paul Biya sur les 4,8 millions de suffrages recueillis, sur l’ensemble du territoire.

Resté fidèle au parti au pouvoir et ses alliés depuis plusieurs décennies, le Septentrion n’a jamais été récompensé à la hauteur de ce qu’il donne au parti au pouvoir. Les trois régions sont restées pauvres dans l’ensemble et très enclavées.

S’appuyant sur les promesses non tenues du parti au pouvoir, les autres formations politiques et les mouvements de la société civile, tentent à leur tour de conquérir les populations de ces régions qui constituent le principal vivier électoral du Cameroun. La nouvelle élite politique sait d’ailleurs qu’elle peut davantage surfer sur les aspirations des populations à l’autonomie de leur collectivité.

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