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Faux diplômes : plusieurs employés du Minesup en prison

Une enquête de la Commission nationale anti-corruption a permis d’interpeller deux personnes en service au ministère des Enseignements supérieur, qui auraient facilité l’obtention frauduleuse d’un arrêté d’équivalence d’un baccalauréat prétendument obtenu au Tchad. Le bénéficiaire de l’équivalence s’en était servie pour entrer et sortir de l’Ecole nationale supérieure polytechnique.

Ignace Essomba, chef de service de l’homologation et de la validation des formations à la Sous-direction des équivalences au ministère de l’enseignement supérieur (Minesup), Ernest Essono Ônana, cadre dans la même Sous-direction, Mohomed Mourtala, ingénieur polytechnicien en fonction au ministère de la Ville et de l’Habitat à l’époque des faits, méditent sur leur sort à la prison centrale de Yaoundé Kondengui depuis le mois de mars 2020.

Ils doivent passer devant Mme Ayissi Mbia, l’une des juges d’instruction du Tribunal de grande instance (TGI) du Mfoundi, au sujet de l’octroi à un certain M. Mourtala Mohamed d’une équivalence douteuse d’un baccalauréat de l’enseignement secondaire général série C.

L’enquête judiciaire ouverte devrait permettre de savoir si M. Mohamed Mourtala avait effectivement usé d’un faux diplôme pour obtenir son admission à l’Ecole nationale polytechnique de Yaoundé et s’il a bénéficié des services de M. Essono Onana Ernest et de M. Essomba Ignace, les deux cadres du Minesup, pour obtenir de manière frauduleuse un arrêté d’équivalence du diplômé querellé, prétendument obtenu au Tchad.

Selon les sources de Kalara, M. Mourtala avait été au centre d’une dénonciation faite par son propre beau-père auprès du ministre de I’Enseignement supérieur. Il accusait alors l’ingénieur polytechnicien d’avoir usé d’un faux baccalauréat tchadien au moment de son admission à l’Ecole nationale supérieure polytechnique.

Cette première dénonciation n’avait pas prospéré. Et le beau-père repartait à la charge, cette fois par le truchement de la Commission nationale anticorruption (Conac). Et le 13 janvier 2020, dans le cadre d’une investigation initiée pour en savoir davantage sur le caractère authentique du baccalauréat détenu par M. Mourtala, Dieudonné

Massingams adressait une correspondance au Minesup. Cette requête du président de la Conac va faire mouche.

Circuit contourné…

Avec l’entrée en scène du Minesup, une enquête interne va être déclenchée par le ministre d’Etat, Jacques Fame Ndongo, à la Sous-direction des Equivalences. Plusieurs cadres et responsables de ce service sont suspectés d’avoir fraudé dans l’examen du dossier de demande d’équivalence de M. Mohomed Mourtala.

Selon les informations glanées par Kalara auprès des sources dignes de foi, cette enquête permet de constater que M. Mohomed Mourtala avait déposé une première demande d’équivalence de diplôme qui avait suivi la procédure normale avant d’être rejetée par la commission compétente.

C’est suite à cet échec, que l’ingénieur aurait abrs décidé d’emprunter un raccourci pour parvenir à ses fins. H serait directement entré en contact avec M. Ernest Essono Onana pour lui soumettre son profite me. Le cadre du Minesup aurait abrs contourné le circuit réglementaire de traitement de ce type cte dossier pour soumettre la demande de M.

Mourtala, pour validation, à M. Ignace Essomba, le chef de service de l’homobgation et de la validation des formations. Le visa ayant été apposé sur la demande controversée, les membres de la- Commission des équivalences ne seraient pas fait prier pour accorder l’équivalence de diplôme sollicitée.

Avec les conclusions de l’enquête interne du Minesup, l’affaire va prendre une.autre tournure avec l’ouverture d’une enquête judiciaire qui se poursuit. Le 13 mars 2020, Ignace Essomba et Ernest Essono Onana ont été entendus à la division régionale de la police judiciaire du Centre. Quelques jours plus tard, les deux suspects ont été mis en détention à la prison centrale de Yaoundé Kondengui, en compagnie de M. Mohomed Mourtala.

Source: Kalara

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