Camerounactuel

Crise anglophone : la guerre entre factions fait rage

Des affrontements entre bandes armées déciment des dizaines de séparatistes ces derniers jours. La quête du leadership et la lutte pour le contrôle des trafics cités comme pomme de discorde.

Vendredi dernier, des heurts opposant deux groupes séparatistes rivaux, ont eu lieu à Ndop. Des sources sur le terrain confirment la mort des dizaines de combattants et plusieurs armes saisies par l’autre branche du groupe dirigé par No Pity.

Le lendemain, des combats similaires ont contaminé d’autres localités de la région du Nord-Ouest. Des oppositions sanglantes entre groupes séparatistes pour le contrôle du territoire. Les zones frontalières d’avec le Nigéria qui sont les plus convoitées, sont favorables à la floraison de différents types de trafic.

Carburant, ivoire, armes et munitions, pierres précieuses, retraits chez ce voisin en cas de menace de l’armée, sont autant d’atouts qui motivent le conflit. Une bonne nouvelle pour l’armée qui profite de ces tensions pour sécuriser les sites et interpeller les mis en cause.

Les localités de Kumbo, actuel retranchement de No Pity selon des sources crédibles, Bosha, Waingolum, Kitiwum, Ber- lem et Mbiamé où le commandant de brigade vient d’être décapité, sont aussi les cibles d’attaques sanglantes contre les populations et les unités de police ou de gendarmerie.

Pendant que cette barbarie se poursuit, une autre source à l’étranger confirme une nouvelle levée de fonds pour nourrir le terrorisme ambazonien. L’on parle de 150 millions de Fcfa pour soutenir le terrorisme au Cameroun, révèle-t-elle. Cette fois, outre de hautes personnalités qui coordonnent le financement, certaines institutions bancaires basées à l’étranger sont mises à contribution dans le même dessein.

Ceci dans la continuité des 500 millions de Fcfa levés juste après le décès de Field Marshall par la communauté anglophone et les 32 millions de nos francs transférés par une élite locale dans le compte de No Pity en décembre dernier. Dans le même temps, les groupes armés brandissent la menace de troubler la quiétude du séjour du président français en terre camerounaise annoncé à partir du 25 juillet prochain.

A travers des attaques sur les intérêts français, ils projettent l’usage d’engins explosifs improvisés dans les lieux de forte concentration humaine. Des bombes artisanales qu’ils expérimentent depuis un certain moment au marché Mokolo à Yaoundé.

D’autres lieux surabondamment fréquentés à l’instar des centres commerciaux, les hypermarchés appartenant aux investisseurs français, sont aussi cités comme les zones à risque, renseigne une source sécuritaire.

L’Anecdote

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