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Crise anglophone : comment la rumeur a assassiné la sénatrice Régina Mundi

Une folle rumeur répandue mercredi dernier à travers les réseaux sociaux et faisant état de l’assassinat de la sénatrice Rdpc, sème la division dans les rangs du Rassemblement démocratique du peuple camerounais et même de sa famille nucléaire.

Fake ! Régina Mundi n’est pas morte. Après recoupements, il nous revient qu’elle serait en vie mais toujours en captivité entre les mains de ses ravisseurs. Tout porte à croire que rumeur largement ventilée il y’a deux jours, viserait à mettre sous pression le pouvoir de Yaoundé afin qu’il remplisse les conditions de sa libération.

Une rançon comme exigée par certains groupes armés qui font la loi dans les régions anglophones en crise depuis cinq ans, à un conflit sanglant. Enlevé le 30 avril dernier en compagnie de son chauffeur à Bamenda, la membre du bureau politique du « parti du flambeau ardent » est gardée depuis lors en captivité dans un endroit tenu secret.

On se souvient qu’au lendemain de son rapt ses bourreaux l’avaient contraint à lire un message dans lequel elle renonçait son appartenance à la République du Cameroun pour désormais se sentir membre de la république virtuelle d’ambazonie.

Plus tard dans un voice distillé sur les réseaux sociaux, Emmanuel Ndong alias Capo Daniel qui se passe pour l’adjoint en chef de la branche armée (Adf) entendez « ambasonia defense forces » conditionnait l’élargissement de la sénatrice Régina Mundi à la libération de tous les leaders de l’ambazonie qui croupissent dans les geôles de Yaoundé ainsi que toutes les personnes incarcérées dans le cadre de cette crise dite anglophone. Depuis quelques jours les séparatistes menacent d’exécuter la sénatrice avant le 20 mai si le pouvoir de Yaoundé ne respecte pas les conditions émises plus haut.

Die-heart rdpciste

Le Pr Edouard Bokagne pense que la parlementaire qui jouissait d’une protection spéciale, est une die-heart rdpciste. «Il y a quelques jours, un groupe séparatiste – sans doute le plus virulent – les Adf de Lucas Ayaba Cho ont enlevé l’Honorable Regina Mundi dont je vous avais tantôt parlé. Madame Mundi est une die-heart rdpciste : une de celles qui sont allées au charbon pour l’État camerounais en qui elle croit et a toujours cru. Depuis le début de la crise qui secoue le Noso, Madame Mundi a toujours vécu à Bamenda sans protection spéciale. La situation du Noso n’est pas ce que vous croyez. Je vous ai dit et redit : elle est un espace de clair-obscur fait de curieux deals intra- communautaires dans quoi tous les fils de là- bas se comprennent. On sait là-bas qui est qui et qui fait quoi», a-t-il écrit dans sa tribune disponible sur sa page Facebook et qui est consacrée à cette dernière.

Le Messager

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