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Centre des opérations d’Urgence: les grévistes reçoivent leurs primes

Après un mouvement d’humeur observé le 2 mai 2020 au sein de l’institution, le personnel de santé recruté dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, reçoit une partie de la prime exigée.

L’ambiance au Centre des opérations d’urgence de santé publique (Cousp) du Covid-19 à Yaoundé hier matin, était moins torride qu’à la veille. Les grévistes étaient massés à l’enceinte de l’établissement sans bruit ni trompette.

Il y régnait un calme plat. Le secteur était quadrillé par une quinzaine d’élément des Forces de l’ordre et de sécurité. Les deux entrées d’Au-rore étaient sous surveillance.

Les voitures et les motos n’avaient pas droit à l’accès. Les uns et les autres étaient appelés à chercher une autre voie de contournement. Les contrevenants ont été rattrapés énergiquement. Les piétons quant à eux, devaient faire preuve de patience.

Certains se voyaient même refouler. « Je vais à l’hôpital central. J’ai cru qu’il me serait économique de passer par le Palais des sports. Un policier me fait savoir que c’est bloqué », nous a expliqué Abdou.

A l’entrée de l’institution sanitaire, un dispositif sécuritaire impressionnant y est installé. Une vingtaine de véhicules sont stationnés sur cette rue aux allures désertiques. « Mon-sieur/Madame c’est boqué », essuyait à chaque fois des usagers.

« Il y a eu une grève au Centre hier. On prend en charge les malades du corona là-bas. C’était grave puisque j’y étais. Les grévistes ont même bloqué l’entrée. C’était chaud », glisse un badaud à une dame qui s’interrogeait sur la présence massive et inhabituelle des hommes en tenue dans le secteur.

Joint au téléphone, Ngah Onana, représentant du personnel de santé relevant du Code du travail a apporté quelques précisions à ce feuilleton : « Ce personnel revendiquait trois semaines de non-paiement de la prime dite prime Covid-19. Ils sont exposés et c’est eux qui font effectivement le travail. Ce n’est pas la totalité qu’on leur donne ; c’est une partie. Ceux qui voudront reprendre le travail le feront demain ».

La question de la prise en charge du personnel de santé doit être prise en compte avec sérieux conseil Edwin Fru : « C’est vraiment indécent de voir ces jeunes faire grève. J’étais tétanisé hier pensant à l’état d’esprit des malades dans ce concert de bruit. Je pense qu’il faut maintenir une communication permanente afin d’éviter la crise dans la crise. L’Etat se doit aussi de respecter ses engagements. »

Le ras de bol de ce personnel a été contenu. Le ministre de la Santé publique est allé rencontrer les manifestants hier. Après le passage du ministre certains grévistes passaient déjà à la caisse pour percevoir leur prime.

Source: Le Jour

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