Un fermier de nationalité togolaise et ses employés disent être victimes de menaces et violences de toutes sortes de la part de certaines personnes originaires de la localité de Nyom II à Yaoundé.
Fermier et pasteur de nationalité togolaise, M. Djeuha Mawulawoe développe des activités agropastorales au quartier Nyom II à Yaoundé. Depuis 2011, ses relations sont conflictuelles avec certains natifs de cette localité, notamment Gabriel Bomba Messi, désigné comme le meneur du groupe qui s’attaque à ses biens et ses ouvriers, M. Bouli Afana et Monique Nsi. Ces derniers lui contestent la propriété des espaces qu’il occupe et chercheraient à le déloger des lieux par la force.
Après un premier procès au sujet d’un litige foncier dans lequel M. Djeuha Mawulawoe avait eu gain de cause sur Gabriel Bomba Messi, le fermier togolais vient d’ouvrir un autre front judiciaire contre son adversaire et ses alliés devant le Tribunal de première instance(TPI) de Yaoundé centre administratif. Il les poursuit pour des faits de destruction des bornes, menaces de mort, détention sans droit de la chose d’autrui et sévices corporels.
Le 28 mai 2020, le plaignant et ses deux témoins ont répondu présents à la convocation du (TPI). Us ont donné au tribunal leur version des faits reprochés aux mis en cause qui ont brillé par leur absence. M. Djeuha Mawulawoe a déclaré que Gabriel Bomba Messi et ses alliés le traitent d’un étranger qui n’a aucun droit sur le terrain qu’il occupe. Raison pour laquelle, ils ont entrepris selon lui, les manœuvres de toutes sortes pour le chasser de la parcelle dont il est détenteur d’un titre foncier. A de nombreuses reprises, relève-t-il, ils ont fait des intrusions malencontreuses dans sa ferme en laissant derrière eux d’importants dégâts.
Par ailleurs, il évoque, entre autres, trois cas qui ont retenu son attention à cause de l’ampleur des dommages. Il cite l’agression du 12 novembre 2011 au cours de laquelle ses bourreaux ont détruit les enclos et les arbres fruitiers. La seconde intrusion remonte, dit-il, au 11 mars 2017.
Ce jour-là, armés de machettes et de bâtons, Gabriel Bomba Messi et de gros bras ont détruit son verger et exercé des violences physiques sur Weya Abraham, le responsable de la ferme. Le téléphone de ce dernier aurait été emporté par les assaillants qui ont proféré des menaces de mort à l’endroit de M. Djeuha Mawulawoe et son personnel au cas où ces derniers continuaient à occuper le terrain en question.
Par ailleurs, le même groupe est revenu le 10 janvier 2019 pour remettre la terre dans les trous qui avaient été creusé pour la construction d’une clôture avant de détruire les bornes plantées pour la délimitation de la parcelle. Ils ont également arraché deux téléphones portables et du matériel de travail des employés qu’ils ont tabassés au passage. Le plaignant raconte que les envahisseurs continuent leurs menaces et destructions jusqu’à ce jour.
Transport judiciaire
Dans la suite de son récit, M. Djeuha Mawulawoe a indiqué que Gabriel Bomba Messi se targue d’être le propriétaire de tous les terrains de Nyom II. «Dans mon cas, il a établi un faux titre foncier à mon insu sur la parcelle litigieuse. Celui-ci a été annulé par le ministère des Domaines et des Affaires foncières», a-t-il déclaré.
Il s’est indigné de la mauvaise foi dont fait preuve Mme Nsi Monique qui prétend que les occupants de la zone à problème n’ont jamais acheté leurs parcelles auprès de leurs défunts parents. Le plaignant affirme que cette dernière avait effectivement été présente aux côtés de ses parents, lorsqu’il achetait sa parcelle.
Pour sa part, Abraham Weya, le premier témoin de l’accusation et gérant de la ferme au centre du litige, a corroboré les déclarations de son patron. Il dit que c’est la bande à Bouli Afana qui l’a molesté. «Chaque fois que nous entreprenons les travaux dans la ferme, ils viennent menacer de nous découper avec des machettes».
Le deuxième témoin, gardien de la ferme a repris les mêmes propos que ceux qui l’ont précédé devant la barre. II a affirme avoir été l’une des victimes de ce groupe d’agresseurs qui l’ont bastonné et lui ont laissé des blessures. «Dans leur furie, ils ont arraché les bontés et ont promis de me tuer la prochaine fois qu’ils reviendront. Tous ces faits ont été constatés par un huissier de justice qui est descendu dans les lieux», a déclaré le vigile.
Au terme des témoignages de l’accusation, le tribunal a décidé de faire une descente sur le terrain du litige, le 10 juin 2020 pour se faire sa propre idées sur les faits décriés en attendant le témoignages des mis en cause. La suite des débats a été reportée au 25 juin prochain.»
Source : Kalara
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