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Cameroun : le 14ème bâtonnier de l’Ordre des avocats sera connu Samedi prochain

Ce sera à l’issue de l’Assemblée générale élective de l’ordre des avocats du Cameroun prévue pour le 18 juin 2022 à Yaoundé au palais des sports, à partir de 09h.

50 avocats inscrits au tableau de l’Ordre des avocats au Cameroun ont candidaté pour l’intégration du bureau du Conseil de l’Ordre. 15 membres du bureau du Conseil de l’Ordre des avocats au Cameroun seront élus le 18 juin 2022. La liste définitive des candidats retenus a été publiée depuis le 25 avril 2022 par Me Philippe Memong ci-devant secrétaire général de l’Ordre et par ailleurs candidat au Bâtonnat. Huit Avocats sont candidatas au poste de Bâtonnier et les autres postulent uniquement à l’intégration du bureau du Conseil de l’Ordre.

Cette élection intervient plus de 18 mois après le décès du 12ème bâtonnier de l’Ordre Me Tchakounte Patié Charles qui est décédé en France en octobre 2020 à 2 mois de la lin de son mandat. Me Atangana Bikouna Claire a profité pour assurer l’intérim à la tête du Conseil de l’Ordre, ceci au-delà des 2 mois qui lui était impartis.

Il y aura fait plus de 18 mois. Elle fait partie des candidats ait Bâtonnat de l’ordre. Le dernier renouvellement des membres au sein du Bureau du Conseil de l’Ordre a eu lieu le 25 novembre 2018. C’est au cours de cette élection que le 12ème bâtonnier avait été élu en la personne du défunt Me Charles Tchakounte Patié, de regretté mémoire. Ces dernières années, plusieurs membres du Conseil de l’Ordre élus sont décédés.

Il s’agit entre autres de l’ancien bâtonnier Me Sama Francis, Me Mbah Ndam, Me Kemende et de Me Sylvain Souop. Selon Me Hyppo- lite MEL1 par ailleurs candidat au bureau du Conseil de l’Ordre,  » des 15 élus, le plus apte et non le plus beau, le plus riche, ou encore le plus bruyant sera élu Bâtonnier de l’Ordre, ceci en dehors de tout tripatouillage… « , pense cet avocat ci-devant président du Collectifs des Avocats SOUOP qui défendent les prisonniers politiques du Mrc.

La construction d’une nouvelle confiance au Barreau en dépend, et se trouve ainsi lancée pour une production de prestations de confiance pendant 2 ans. Chaque avocat inscrit, aura son rôle à jouer dans la quête de cette nouvelle confiance que recherche le Barreau, en étant présent lui-même ou, en se faisant représenter à l’assemblée générale ordinaire convoquée pour se tenir le 18 juin 2022 à Yaoundé.

Entre 2018 et 2022, l’ordre des avocats a été secoué par des grèves des avocats qui protestaient pour dénoncer les violences que subissent les avocats dans les commissariats de police, gendarmeries, et autres pénitenciers. Cet ordre aura tout aussi été fragilisé par le climat sociopolitique qui prévaut au Cameroun, marqué par la crise anglophone dans les régions du NoSo, et l’ambiance de fin règne du Renouveau. Si certains avocats ont été victimes des milices séparatistes, d’autres sont en prison par l’autoritarisme du pouvoir en place.

Les défis du prochain bâtonnier

Selon Me Tchudjo Christophe, ci-devant vice-président de la Commission des affaires sociales au barreau du Cameroun, le barreau a besoin aujourd’hui plus que hier, d’un Bâtonnier qui a le courage des grands combats des avocats. 11 s’agit du combat de l’existence de l’Ordre et de l’honneur plusieurs fois bafoué des avocats. L’Ordre des avocats est truffé de nombreuses compétences.

Le vice-président de la Commission des affaires sociales au Barreau, pense que l’ordre des avouais est persécuté de toutes parts. Les avocats sont abandonnés dans les commissariats et gendarmeries, fouillés, rudoyés, arrêtés et même emprisonnés, ceci dans le plein exercice de leur profession. Leurs téléphones sont régulièrement fouillés et saisis, Pourtant, ces téléphones constituent le prolongement du Cabinet d’avocat, qui reste selon les textes de la République, inviolable.

Pourtant, les cabinets d’avocats sont parfois perquisitionnés. Les justiciables sont régulièrement intimidés, dissuadés à ne pas faire appel à l’avocat, de peur d’alourdir voire aggraver leurs cas dans les gendarmeries et commissariats. Par ailleurs, la loi de 1990 prévoit des émoluments pour-les avocats, pourtant depuis 32 ans, les avocats ne perçoivent pas ces émoluments, alors qu’ils font rentrer de l’argent dans le circuit de la justice camerounaise.

Ouest Echos

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