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Braconnage: des sacs d’écailles de pangolin saisis à l’est

L’opération a été réalisée avec l’assistance technique de The Last Great Ape Organisation (LAGA), une organisation non gouvernementale.

Au plus fort de la pandémie de Covid-19 dans le pays, les agents de la faune ont réussi à pourchasser et à arrêter cette femme dans une ville où elle exerçait son commerce d’écailles de pangolin malgré les suppositions que la maladie pourrait avoir des liens avec l’espèce.

La femme appartient à un réseau de trafiquants d’espèces sauvages opérant dans la région de l’Est qui est une plaque tournante pour les activités illégales de la faune.

Le trafiquant présumé a été arrêté à plusieurs reprises pour commerce illégal d’espèces sauvages, mais n’a pas été inculpé. Elle a une relation étroite avec les forces de l’ordre à Dimako et pendant l’opération, elle a résisté à l’arrestation, et a demandé à voir un agent des forces de l’ordre de Dimako parce que les policiers qui ont participé à l’opération ont été amenés d’Abong Mbang.

Selon des témoignages, elle a recouru à des tactiques dilatoires lors de son arrestation, en attendant un ami gendarme, elle avait téléphoné pour obtenir de l’aide.

Le supposé ami ne s’est pas présenté et elle a essayé de résister en faisant preuve d’un certain niveau de force et d’un langage irrespectueux. Des renforts ont été appelés et elle a finalement été arrêtée et emmenée à la brigade de gendarmerie de Dimako, avec les écailles de pangolin qui pesaient 50 kg au total.

Selon la loi de 1994 sur la faune qui interdit le braconnage et le trafic d’espèces sauvages, toute personne trouvée en possession de parties d’une espèce sauvage protégée est considérée comme ayant tué l’espèce et est passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 3 ans et / ou d’une amende de jusqu’à 10 millions de francs CFA.

Les trois espèces de pangolins présentes au Cameroun sont répertoriées dans la classe des espèces totalement protégées.

Le pangolin est considéré comme un hôte naturel pour le coronavirus, et a probablement joué un rôle dans l’émergence de la pandémie de COVID-19, comme indiqué dans une étude publiée en mars dans la revue scientifique Nature.

Les pangolins sont les animaux les plus trafiqués au monde et sont très recherchés en Chine et au Vietnam. Ils sont appréciés pour leur viande qui est considérée comme un délice ainsi que pour leurs écailles utilisées en médecine traditionnelle chinoise.

Le commerce des produits du pangolin est strictement illégal, on estime qu’environ 1 000 000 d’animaux ont été trafiqués l’année dernière selon l’UICN. Les pangolins sont des espèces totalement protégées et sont très menacées d’extinction.

Malgré la crise sanitaire mondiale inquiétante qui ravage des vies dans le monde, les trafiquants continuent de faire le commerce de l’espèce. Ofir Drori, directeur de LAGA et du réseau EAGLE, déclare qu’une grande partie du commerce deséçailles de pangolins est effectuée par des syndicats du crime organisé qui s’occupent également de drogues, d’armes, de trafic d’êtres humains et de délits financiers.

Il convient de noter que LAGA est membre du réseau EAGLE qui aide les gouvernements africains à lutter contre la criminalité liée aux espèces sauvages.

Parmi les mesures visant à contenir le COVID-19, certains gouvernements interdisent la consommation et le commerce des pangolins. Le mois dernier, le Gabon a pris l’initiative d’interdire le commerce et la consommation de viande de pangolin et il est souhaitable que davantage de gouvernements africains suivent cet exemple.

Source: Repère

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