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Assemblée générale du Snjc : comment Denis Nkwebo et ses comparses piétinent la Loi

Conscient de sa forfaiture et de son imposture étalées au grand jour et dans l’optique de contourner toutes les formes d’interdiction des autorités administratives du département du Wouri, le président du Syndicat national de journalistes du Cameroun (Snjc) et ses collatéraux tiennent à organiser, au forceps et de manière illégale, les assises dudit congrès en catimini. Question d’imposer des « ouailles » à la tête du bureau national du Snjc.

Initialement prévu au foyer des jeunes de l’Eec (Église évangélique du Cameroun) à Akwa, ce congrès illégal est délocalisé à Bali dans l’arrondissement de Douala 1er. C’est, du moins, ce qu’a affirme clairement, Hilaire Hamekoue, vice-président national sortant chargé des relations extérieures du Snjc, invité à l’émission « 4s » sur l’antenne de la Radio Tiemeni Siantou (Rts) ce jeudi, 23 juin 2022. C

e militant de l’Union des populations du Cameroun (Upc), parallèlement membre du Snjc depuis des années, a fait savoir à Eric Boniface Tchouakeu, présentateur de ce programme, que ce congrès aura lieu le 25 juin 2022 à Bali en face d’un hôtel sont le nom n’a pas été révélé. Visiblement, un complot se prépare, d’ores et déjà, à Douala pour tenir une. Assemblée générale illégale.

Face à ces agissements répugnants, dignes des politiciens sans scrupule, les autres membres des sections régionales du Snjc, courroucés par cet état de choses, prennent l’opinion publique nationale à témoin eu égard aux manoeuvres de bas étage qui se préparent en violation flagrante des lois de la République en matière de manifestations publiques.

Des contestataires, dont bien de figures sont domiciliées dans la région du Centre, interpellent, dans la même veine, le ministre de l’Administration territoriale (Minât) afin qu’il prenne ses responsabilités, relativement aux menaces de trouble à l’ordre public qu’entraîne la tenue de cette assemblée générale élective controversée.

Illégalité et illégitimité Le fait que ces usurpateurs décident d’organiser cette assemblée générale élective dans un autre lieu créé une entorse à la loi. En effet, selon la loi sur les manifestations et réunions publiques, les organisateurs ne doivent changer ni le lieu, ni la date, ni l’heure tant ce changement peut impacter sur la déclaration de manifestation.

En rappel, sur une note d’assignation en annulation des actes pris depuis te décret présidentiel du 19 février 2021 nommant tes membres de ta commission nationale des droits de l’homme du Cameroun et de ta fin du mandat des membres du Bureau exécutif national du Snjc élus au congrès des 9 et 10 février 2019 à Douala adressée à l’ex-président du Snjc par le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo est mentionné :

« Denis Nkwebo est appelé à comparaître le 6 juillet 2022 par-devant le Tpi à 7 heures et 30mn statuant en matière civile sis au palais de justice ». D. Nkwebo est accusé d’illégalité et d’illégitimité à la tête du Snjc depuis mars 2019. Cette décision du Tpi reste, malgré tout, suspensive.

En attendant cette audience, tous les regards sont, désormais, tournés vers 1e sous-préfet de l’arrondissement de Douala 1er, territorialement compétent, pour frapper cette assemblée générale élective du sceau de l’interdiction tant l’organisation est, sans conteste, porteuse des germes de trouble à l’ordre public vu la confrontation idéologique entre les partisans et les dissidents de l’ex-président du Snjc. Deux membres du Snjc, candidats à cette élection, Mathieu Nathanaël Njog et Adolarc Lamissia, ont, conjointement, signé une déclaration. Histoire d’appeler au report de cette assemblée générale élective.

L’ancien Secrétaire général de cette corporation syndicale et te président du Snjc-Adamaoua expliquent qu’ils fondent leur déclaration « par te fait qu’ils ont été saisis par plusieurs délégués venant des autres régions sur la situation de leur logistique comme cela a été le cas lors des précédents congrès ».

Report ou annulation ?

Selon le Secrétaire général national sortant et son camarade, « huit sections sur dix ont communiqué leur liste de délégués à l’exception de la section du Centre et la section hôte du Littoral ». Ces deux éminents membres du Snjc soutiennent qu’en dépit du report des délais, » ils ont le regret de conclure à l’argument selon lequel la liste de ta section du Littoral est résolument engagée dans le boycott du congrès du 25 juin 2022 ».

De facto, après le boycott officiel de la section Snjc du Centre et te boycott tacite de ta section du Littoral, et au regard de l’ambiance qui prévaut avec des procédures administratives et judiciaires en instance, Njog et Lamissia « conseillent aux délégués qui n’ont pas pris la route de ne plus se déplacer.

Malgré tout, D. Nkwebo persiste et signe que ce congrès aura lieu. Dans un message qu’il a fait circuler sur les réseaux sociaux, l’ex-président du Snjc a réitéré que ce congrès va se tenir le 25 juin 2022 et ajoute que ceux qui postulent la thèse du report ou de l’annulation sont, tout simplement, des manipulateurs. Le 16 juin 2022, un exploit d’huissier de justice requis par Thierry Eba, ancien président du Snjc-Centre, et Joseph Olinga, ancien président du Snjc-Ouest, frappe Denis Nkwebo « d’illégalité et d’illégitimité

Serge Aimé BIKOI

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