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Après dix ans d’exil, les réfugiés de Minawao prennent le chemin du retour

La reprise du rapatriement volontaire des réfugiés nigérians installés au Cameroun depuis plus de dix ans marque une étape décisive dans la coopération humanitaire entre le Cameroun, le Nigeria et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

À Minawao ce jour, Monique Rudacogora, chef de la sous-délégation du HCR, coordonne les opérations sur le terrain, en présence des représentants des gouverneurs de la région de l’Extrême-Nord et du Bornou State.

Pour ce premier convoi, 306 réfugiés se préparent à regagner Pulka dès demain. Ils font partie d’un programme plus large qui prévoit cinq convois successifs, permettant à plus de 3 122 réfugiés de retourner progressivement dans leurs localités d’origine, notamment Banki et Pulka, dans l’État de Bornou, après un peu plus de dix années d’exil au Cameroun, principalement dans le camp de Minawao.

Engagés de manière volontaire dans ce processus, les réfugiés concernés achèvent les dernières modalités administratives et logistiques en vue du premier départ programmé pour le mardi 27 janvier 2026. Un retour encadré, sécurisé et porteur d’espoir, symbole d’un nouveau départ après de longues années de déplacement forcé.

Le nombre croissant de réfugiés dans le camp de réfugiés de Minawao au Cameroun, situé dans la région de l’Extrême-Nord, suscite de profondes inquiétudes parmi les organisations humanitaires, car il dépasse le seuil de 77 000.

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L’augmentation alarmante de la population réfugiée dans le camp de Minawao est profondément préoccupante pour les organisations humanitaires travaillant dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Créé en 2013, à environ 70 km de la frontière nigériane, le camp se voulait une solution temporaire pour accueillir les victimes des attaques de Boko Haram.

Cependant, il continue d’exister, accueillant désormais bien plus de personnes que sa capacité ne le permet. Les rapports des organisations humanitaires indiquent que la population du camp a dépassé les 77 000 réfugiés, mettant à rude épreuve les ressources et entravant les efforts visant à répondre aux besoins essentiels tels que la nourriture, les soins de santé et l’éducation.

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