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Voici les crimes d’Ayaba Cho Lucas contre les civils dans les régions anglophones

Le mardi 24 septembre 2024, la police norvégienne a annoncé l’arrestation d’Ayaba Cho Lucas, chef du Conseil de gouvernement de l’Ambazonie (AGC) et commandant en chef des forces de défense ambazoniennes (ADF), dans le cadre d’une enquête menée par le Service d’investigation des crimes.

Bien que le nom de la personne arrêtée n’ait pas été officiellement révélé, des indices ont permis de l’identifier comme étant un ressortissant allemand d’origine camerounaise, impliqué dans des crimes contre l’humanité au Cameroun. Ayaba Cho Lucas, de nationalité allemande, est connu pour son rôle central dans le conflit dans les régions anglophones du Cameroun.

Depuis le début du conflit en 2016, l’ADF, sous le commandement d’Ayaba Cho, a été accusée de diverses exactions, y compris contre des civils. Bien que ces groupes se prétendent combattre pour les droits des populations anglophones, plusieurs de leurs actions ont provoqué l’indignation au sein des communautés locales et internationales.

Parmi les exemples les plus marquants, en octobre 2023, l’ADF a exécuté deux civils à Guzang, dans la division de Momo, région du Nord-Ouest. Ces hommes, accusés de collaboration avec les forces gouvernementales, ont été abattus publiquement, une exécution qui a été largement condamnée par la communauté internationale, y compris par Amnesty International. Cependant, aucune preuve concrète de leur prétendue collaboration n’a été fournie.

Un autre acte de violence attribué à l’ADF est le massacre survenu dans les quartiers Nacho de Bamenda, également dans la région du Nord-Ouest. En 2023, au moins 10 civils ont été tués lors d’une attaque de l’ADF, supposément en représailles à des décès de civils causés par des forces de l’État. Pourtant, beaucoup se sont interrogés sur la logique de cette vengeance, qui s’est retournée contre des innocents au lieu des forces militaires.

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Plus récemment, en 2024, l’ADF s’est attaquée aux taxis à Bamenda, brûlant ceux qui n’étaient pas repeints en blanc ou en bleu, en raison d’une politique impopulaire imposée par les séparatistes. Cette mesure, qui a provoqué la colère des habitants et même des factions séparatistes, a mis en lumière les tensions internes et la complexité du conflit en cours.

L’arrestation d’Ayaba Cho Lucas en Norvège marque un tournant dans la lutte pour la responsabilité des crimes commis dans les régions anglophones du Cameroun. Alors que l’ADF et d’autres groupes se disent défenseurs des droits des populations, leurs actions, souvent brutales, posent de sérieuses questions quant à leurs véritables intentions.

Les appels se multiplient pour que justice soit rendue aux victimes de ces violences, et que la communauté internationale intervienne pour mettre fin aux violations des droits de l’homme perpétrées par les différents acteurs du conflit.

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