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Législatives partielles dans le NoSo : la sitiation sécuritaire n’est toujours pas réglée

Des attaques simultanées des postes de polices, des attentats aux engins explosifs improvisées, le meurtre non encore confirmé d’un maire Rdpc élu, tels sont les nouvelles conditions dans lesquelles la région du Nord-ouest se trouve avant la reprise des élections législatives le 22 mars 2020 prochain.

L’insécurité semble être plus grandissante dans ces circonscription de la région du Nord-ouest qui vont abriter la reprises des élections législatives le 22 mars 2Ô20. Aujourd’hui dans la ville de Bamenda, la psychose créée par l’explosion d’une bombe à la place des fêtes lors de la célébration de la journée internationale de la femme est grandissante. Cette déflagration d’une rare violence, avait causé la mort d’un soldat et blésée grièvement d’autres.

Le lendemain lundi, Bamenda a subi pendant près de 6 heures des échanges de tirs d’une rare intensité dans la nuit. Une source sécuritaire nous dira plus tard que des présumés séparatistes étaient en train d’attaquer certains postes de police de la ville. Ces échanges de tirs ont causé la mort d’un civil touché mortellement au sortir de la mosquée au quartier Old Town.

Les maires élus de plusieurs municipalités au Nord-ouest ne résident pas dans leurs communes à cause des menaces séparatistes. Aujourd’hui excepté les communes de Bamenda I, II, III, Tubah, Nkambe, les autres maires élus le 9 février 2020 en attendant le début des contentieux ont élu domicile ailleurs. Ces derniers subissent des menaces séparatistes. Les séparatistes armés continuent de s’en prendre aux personnes qui ont participé aux élections législatives et municipales, que ce soit en tant que candidats, fonctionnaires, activistes ou citoyens.

Par exemple le maire élu de la commune de Mbengwi a été kidnappé par des présumés séparatistes, et des sources non officielles confirmes qu’il a élé tué ce jeudi. Dans plusieurs localités, même les autorités administratives se déplacent toujours dans les véhicules blindés. Il ne se passe pas un jour sans qu’on enregistre un enlèvement, vol à main armée à Bamenda.

A ces actes, s’ajoutent souvent des affrontements armés, des villes mortes de chaque lundi et d’autres imposées de temps en temps par les groupes armées. Une situation qui selon certains habitants, reste tendue et ne s’aurait garantir la tenue de ce scrutin législatif. La campagne électorale de ce scrutin devrait normalement commencer hier jeudi.dans les circonscriptions ou le scrutin a été annulé. A Bamenda, le Rdpc a lancé sa campagne au palais des congrès de la ville par un meeting présidé par le ministre Paul Atanga Nji, président de la délégation permanente du Rdpc dans la Mezam.

Le silence d’Elecam inquiète

Les élections législatives . sont reprogrammées pour le 22 mars 2020 dans 11 circonscriptions électorales des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, selon le décret présidentiel. En rappel Le Conseil constitutionnel, sur la saisine du Front social démocratique (SDF, opposition) avait, le 25 février, partiellement annulé les résultats du scrutin du 9 d’avant où la crise sécessionniste anglophone, selon ladite formation, n’avait pas permis la tenue de consultations transparentes et équitables.

Les élections à reprendre concernent 13 sièges à l’Assemblée nationale dans le fief de la formation requérante, qui selon les derniers résultats n’a obtenu que 5 sièges à la Chambre basse contre 18 lors de la législature précédente. Parmi les griefs soulevés par le Sdf figure en bonne place le concept de centre de vote. Face à l’insécurité dans le NOSO, l’institution chargée de l’organisation des élections (Elecam) avait décidé qu’au moins 3.000 bureaux de vote sur près de 4000 seraient fermés dans les régions anglophones.

En quelques sortes, de nombreuses bureaux de votes seront converger vers des points spécifiques ou il y a de la sécurité pour former ce qu’on appelle les centre de vote avait déclaré • Enow Abrams Egbe, . le président d’Elecam a l’issue d’une réunion avec les acteurs du processus électoral. Un concept qui selon le Sdf, n’avait pas permis aux électeurs de voter vue la distance séparant leurs lieux de résidences et les centres de votes.

Enow Abrahams Egbe en visite ce jeudi 12 mars 2020 à Bamenda a tenu une réunion dont seuls les médias à capitaux publics étaient conviés. Rien n’a filtré de ce meeting, mais selon l’ancien député Fobi Chinda candidat du Sdf à ce scrutin, «le Sdf attend encore l’offre d’Elecam par rapport aux problèmes soulevés qui ont permis l’annulation de ce scrutin». Il ajoute, «au regard des choses, la situation est plus tendue qu’avant même le scrutin du 9 février annulé».

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