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Tensions dans le secteur de l’éducation au Cameroun : affectations disciplinaires et réactions

La ministre des Enseignements secondaires du Cameroun, Nalova Lyonga, a récemment procédé à plusieurs affectations dans les lycées du département de la Mefou et Akono, suscitant des réactions mitigées au sein de la communauté éducative.

En l’espace de quelques jours, plus de 30 enseignants ont été affectés, principalement dans des zones reculées, notamment dans la région de l’Extrême-Nord. Cette décision a été perçue par certains comme des affectations disciplinaires, en particulier après les récents mouvements de grève des enseignants.

Les affectations ont également touché le lycée de Ngoumou, où le proviseur, cinq censeurs, quatre surveillants généraux et un chef de service de sports ont été relevés de leurs fonctions. Ces changements ont créé des tensions au sein des syndicats des enseignants, certains considérant ces affectations comme des mesures disciplinaires en réponse à la récente grève.

Certains observateurs soulignent que la plupart des enseignants ont été envoyés dans des zones reculées du septentrion, soulevant des interrogations sur les motivations réelles derrière ces affectations. Des spéculations circulent sur un lien potentiel avec les représailles annoncées par le président Paul Biya lors de son discours de présentation des vœux à la nation.

La visite surprise de Nalova Lyonga dans plusieurs lycées, précédant ces affectations, a été marquée par un message fort de son équipe de communication. Le message exhortait les enseignants à choisir entre faire de la politique et enseigner, soulignant un constat de refus de servir par certains enseignants, en particulier dans la Mefou et Akono.

Cependant, des critiques émergent concernant la méthode utilisée pour ces affectations. Certains enseignants, bien que n’ayant pas été impliqués dans les comportements incriminés, se retrouvent parmi les affectations disciplinaires. Des voix s’élèvent pour demander une approche plus équilibrée, donnant aux personnes concernées la possibilité de présenter leur défense avant toute décision administrative.

L’éducation au Cameroun traverse une période délicate, et les récents développements risquent d’exacerber les tensions au sein du secteur. Les acteurs éducatifs et les observateurs attendent de voir comment ces décisions affecteront l’équilibre déjà précaire du système éducatif.

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