Maurice Kamto a exhorté les membres de la diaspora camerounaise en mesure de rentrer au pays à l’approche de l’élection présidentielle de 2025.
Le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a lancé cet appel le 31 mai lors d’un meeting à Paris, en France, visant à mobiliser la diaspora pour le prochain scrutin.
Il a spécifiquement appelé ceux qui peuvent rentrer dans les quatre prochains mois à le faire pour contribuer à la surveillance et à la protection du processus électoral contre la fraude.
« J’ai besoin de vous au Cameroun pour les élections. Tous ceux d’entre vous qui le peuvent, venez pour que nous puissions mieux contrôler le processus », a déclaré M. Kamto.
Il a reconnu que tout le monde ne pourra pas rentrer, mais a souligné que même si quelques centaines le font, cela ferait une différence significative. « Venez pour que nous puissions organiser les élections. Venez pour que nous puissions défendre les résultats », a-t-il insisté.
M. Kamto a souligné que les élections de 2025 façonneront l’avenir du Cameroun pour les cinq prochaines années. Il s’est engagé à autoriser la double nationalité dans les trois mois suivant sa prise de fonctions, ajoutant : « Ensemble, nous bâtirons notre cher et beau pays.»
Il a averti que les Camerounais ne pourraient s’en prendre qu’à eux-mêmes s’ils ne parvenaient pas à apporter un changement significatif en 2025.
Le leader du MRC a également exprimé sa profonde préoccupation face à l’injustice qui règne dans le pays, évoquant les défaillances du système judiciaire.
Il a réaffirmé que sa mission est d’unir les Camerounais. Il a promis que, sous sa direction, les conditions seraient favorables au retour et à l’investissement des membres de la diaspora au pays.
Kamto a clairement indiqué que sa quête du pouvoir n’impliquerait jamais la violence, mais qu’elle respecterait scrupuleusement les principes démocratiques.
Son discours intervient à un moment où sa candidature potentielle est remise en question. Cependant, Maurice Kamto a été sans équivoque : « Il n’y a aucun obstacle juridique à ma candidature à la prochaine élection présidentielle d’octobre 2025. »
Il a ajouté que son objectif était d’aider le régime actuel à se retirer afin que le pays puisse enfin s’engager sur la voie du développement. Kamto a également souligné qu’il comptait sur les Camerounais pour financer sa campagne.
Répondant aux inquiétudes concernant d’éventuelles représailles après un changement de pouvoir, il a assuré à l’opinion publique :
« Si vous m’accordez l’insigne honneur d’être président de la République, je vous assure que rien n’arrivera à M. Biya et à sa famille. Je n’ai pas le temps pour la haine. Il y a trop à reconstruire.»
Pour Kamto, le président Paul Biya est un « patriarche ». « Il bénéficiera de ma protection si je suis élu président de la République », a déclaré Kamto.







