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Média: Eric Golf Kouatchou de Canal 2 porté disparu

Le correspondant de la chaîne de télévision en provenance de Paris a été embarqué par des hommes non identifiés à Douala le 02 avril 2020, après son confinement. 

On est sans nouvelles d’Éric Golf Kouatchou depuis bientôt une semaine. Le journaliste, correspondant de Canal 2 International à Paris, reste introuvable depuis jeudi 02 avril 2020. On sait tout juste que le reporter faisait partie du vol d’Air France qui a atterri à Douala il y a un peu plus de deux semaines.

Avec une vague de passagers, il a été conduit à l’hôtel Safana au lieu-dit Village, pour un confinement de quatorze jours conformément aux mesures gouvernementales de.préven-tion contre le coronavirus. Mais il ne s’y trouve plus depuis jeudi dernier.

Ses collègues de Douala joints par Le Jour disent n’avoir aucune nouvelle sur sa position actuelle. D’aucuns ont appris qu’il a d’abord été embarqué par des personnes non identifiées troisjours avant la fin de son confinement. Il a ensuite été relâché, avant d’être à nouveau emmené par deux hommes le 02 avril pour une destination inconnue.

« Nous avons cherché dans tes services de police et à la Surveillance du territoire à Douala. Il n’y était pas. Nous n’avons aucune nouvelle de lui », a indiqué Carole Yemelong, la rédactrice en chef à la rédaction centrale de Canal 2 international à Douala.

Les membres de la famille d’Éric Golf Kouatchou résidents à Bafoussam dans la région de l’Ouest restent également dans la confusion depuis la disparition de leur fils.

Le Jour a appris que des proches s’activent à effectuer quelques recherches du côté de Yaoundé, dans des services de sécurité. Aucune trace du journaliste n’a été détectée jusque dans l’après-midi du dimanche.

Dans un « communiqué urgent » signé le 04 avril, le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) indique que le correspondant de Canal 2 international a été « enlevé par des éléments de la sécurité non identifiés et conduit vers une destination inconnue ».

Denis Nkwebo, le président national du Snjc, qui signe ledit document, condamne cette « séquestration arbitraire ». Il exige la libération immédiate et sans aucune condition sous 48 heures d’Éric Golf.

Passé le délai de l’ultimatum (qui expire dimanche 05 avril à minuit) sans réponse favorable des autorités camerounaises, le Snjc menace de faire une an; nonce irrévocable. Le mot d’ordre prendra effet ce lundi 06 avril 2020.

Source: Le Jour

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