Maurice Kamto, leader du parti Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, a déclaré qu’il serait candidat aux prochaines élections présidentielles.
Maurice Kamto maintient qu’il remplit tous les critères d’éligibilité pour se présenter, malgré les suggestions selon lesquelles sa candidature pourrait être impossible puisque son parti n’a pas de représentation parlementaire ou municipale.
« Ma candidature remplit toutes les conditions prévues par la Constitution et le Code électoral, et tout le monde devrait en prendre note, car c’est la loi… », a déclaré Maurice Kamto.
Avant sa déclaration, il y avait eu des débats sur l’éligibilité de son parti à envoyer un candidat aux élections. Le MRC n’a pas de représentation au parlement et ne contrôle aucun conseil municipal. Le parti a boycotté les élections législatives et municipales de 2020.
Certains analystes politiques ont fait valoir que Maurice Kamto ne peut se présenter qu’en tant que candidat indépendant ou qu’un autre parti politique pourrait l’investir comme candidat.
Ce que dit la loi
L’article 120 du Code électoral camerounais stipule que tout candidat souhaitant se présenter aux élections présidentielles doit déclarer sa candidature par une déclaration portant sa signature authentifiée.
L’article 121 du code ajoute qu’un candidat peut être présenté par un parti politique ou se présenter comme candidat indépendant, à condition qu’il soit présenté par au moins 300 (trois cents) personnalités originaires de toutes les régions, avec 30 signatures de chaque région.
La loi ajoute : « Ces personnes habilitées à apposer ces signatures sont soit des députés, soit des membres des chambres de métiers, soit des conseillers régionaux, soit des conseillers municipaux, soit des chefs de première classe. »
Malheureusement pour Maurice Kamto, le parlement a amendé l’article 121 du code électoral et l’a complété par la loi n° 2012/017 du 21 décembre 2012.
L’alinéa ajouté à l’article 121 stipule que « (2) Le candidat présenté par un parti politique non représenté à l’Assemblée nationale, au Sénat, à un conseil régional ou à un conseil municipal doit également remplir les conditions prévues à l’alinéa (1) ci-dessus applicables aux candidats indépendants. »
Le MRC de Maurice Kamto manque d’élus
Lors des élections municipales et législatives de 2020, le MRC de Maurice Kamto a boycotté les élections. Cela aurait pu être l’occasion pour le parti d’avoir ses militants au parlement ou de diriger les communes. A l’heure actuelle, la seule option pour lui est de se présenter en indépendant.
Mais Kamto reste déterminé à participer aux élections. « … L’année 2025 est, il faut le rappeler, une année électorale décisive pour notre pays. Je serai candidat à la prochaine élection présidentielle », a-t-il déclaré.
« C’est certainement une mauvaise nouvelle pour ceux qui rêvaient de pouvoir se maintenir au pouvoir ou d’y accéder sans affronter le Peuple du Changement et de l’Alternance, autrement dit les forces en faveur de la démocratie dans notre pays », a-t-il ajouté.
Kamto va faire tourner la baguette magique
Malgré le fait qu’il affirme répondre aux critères d’éligibilité, le code électoral est clair. Maurice Kamto se dit « le candidat proposé par le MRC et les autres membres du PAC ; « Le candidat du peuple pour la rupture avec une dictature néocoloniale ». On ne sait pas encore comment Kamto compte dribbler le code électoral.
Le PAC, dont il parle, est l’alliance politique pour le changement au Cameroun. Ce n’est pas un parti politique enregistré. A moins qu’un autre parti n’investisse Kamto, ou qu’il ne devienne indépendant, il sera très difficile pour l’organe de gestion des élections, Elecam, d’assister à sa candidature.
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