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Masques made in cameroon: respect de la norme pour la qualité et la sécurité

C’était l’issue du débat au cours de la réunion de concertation entre le Minpmeesa, l’Anor et les artisans de mardi, 21 avril 2020 à Yaoundé.

L’Etat du Cameroun ne va pas importer les masques pour sa population alors qu’il y a tout sur place. Le Cameroun dispose de la matière première qu’il exporte d’ailleurs qu’est le coton, transformable en tissu de qualité par la société Cicam. Mais surtout, le Cameroun dispose d’une importante ressource humaine capable de produire ces masques dans des quantités suffisantes, pouvant satisfaire à la demande nationale et internationale.

Il ne s’agit pas de production industrielle, mais de la capacité de nos artisans à pouvoir le faire, à condition qu’ils aient intégré rigoureusement les normes de fabrication. C’est l’esprit qui a guidé la deuxième rencontre entre le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa) et les artisans mardi, 21 avril 2020, en présence des responsables de l’Anor (Agence des Normes et de la qualité) et de ceux du ministère de l’industrie.

Le Minpmeesa a d’abord situé le contexte de cette réunion : « nous avons organisé une première réunion de concertation avec les arti-sahs qui, pour certains d’entre eux, s’étaient déjà lancés dans la production des masques barrières. Une semaine après cette première réunion, le ministre de l’industrie a pris une norme camerounaise, la 2970 et logiquement, il était question pour nous, à la lumière de cette norme, non seulement de vulgariser le contenu, mais surtout de faire venir les artisans avec lesquels nous avions eu déjà cette séance de travail il y a deux semaines, pour examiner avec eux les opportunités, mais aussi les contraintes que représente cette norme ».

La présentation des normes de fabrication d’un masque barrière faite par Francis Zibi, le directeur des normes à l’Anor, a donné lieu à un échange houleux avec les artisans. Ils avaient déjà pour la plupart confectionné des quantités de masques sur la base du protocole du CHU de Grenoble. A la fin, il a été question pour ces artisans de se rapprocher de l’Anor pour un test de qualité en vue de valider ces produits. Il y a eu finalement une approche sur la confection basée sur des normes consensuelles camerounaises.

« L’échange a permis justement de parvenir à une compréhension commune de ce que cette norme apporte comme nouveauté pour renforcer justement la qualité, mais surtout la sécurité des masques barrières qui sont aujourd’hui commercialisés un peu partout. Et les artisans, en formulant certaines des préoccupations qu’ils ont pu faire, c’était de dire finalement que la norme ne soit pas effectivement un frein à leurs capacités productives », a indiqué Achille Bassilekin III.

Il est en fait question désormais que les masques produits par nos artisans répondent aux exigences minimales des normes consensuelles. Il n’est pas question d’avoir des masques passoires ou au rabais produits par les artisans camerounais, mais ceux qui feront l’objet d’exportation, au regard de la qualité et de la sécurité qu’ils offrent à leurs porteurs. Dans tous les cas, la garantie de la disponibilité de la matière première, qui est du coton 100% a été donnée à tous par le représentant du ministère de l’industrie. Dissipant ainsi quelques inquiétudes des artisans.

« Il y aura d’autres problèmes : ce sera au niveau de l’ensachage, du nettoyage, disons de l’aseptisation des masques, que peut-être, nous aurons des réserves à émettre, parce que tout le monde ne pourra pas s’y conformer. Là-dessus, je suppose que la discussion reste ouverte. Tout va être fait en tout cas pour se conformer le plus possible à ce que nous demande la norme qui a .été récemment édictée », a rassuré Claudine Beleoken, de l’entreprise Equateur, dont la spécialité initiale est le prêt à porter et la décoration.

Source : Le Jour

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