Me Supermann N’gann, avocat, estime dans les colonnes de Mutations que le Camerounais lambda, ne va pas manquer de s’interroger sur le sort réservé à ceux qui auraient «tout payé » et qui restent en détention.
« Cette libération est conformément à la loi. Bonne? Mauvaise ? C’est la loi. Maintenant, une chose est de savoir si le peuple camerounais au nom duquel les décisions de justice sont rendues, y trouve son compte. Là est un autre problème.
S’il est bien constant que la loi a été appliquée, le Camerounais lambda, ne va pas manquer de s’interroger sur le sort réservé à ceux qui auraient «tout payé » et qui restent en détention.
Et c’est le droit du Camerounais lambda de s’interroger dans la mesure où la loi ne le lui interdit pas. Il faut dire à ce niveau que l’on risque de penser au principe pénaliste de l’opportunité des poursuites en vertu duquel le ministère public garde la libre décision de poursuivre ou non un infracteur.
Seulement, nuance. Convoquer l’opportunité des poursuites ici serait faire une interprétation voisine de cette notion. Ici, les poursuites ont été déclenchées. Il n’est plus question d’opportunité. Elles sont seulement arrêtées. D’ailleurs les déchéances de l’article 30 du Code pénal doivent être prononcées avec inscription au casier judiciaire« .
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