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Les cuisses ouvertes et les livres fermés : l’univers camerounais du numérique en 2022

Le Cameroun est un pays d’Afrique centrale dans lequel pullulent des confessions religieuses multiples, des écoles et des universités sans oublier que le code pénal camerounais punit la moindre atteinte à la moralité publique.

D’où vient-il alors que ce phénomène des filles du pays, dont l’âge est à peine sorti de la minorité et parfois demeure celui de ladite minorité, exposent leur nudité de façon fâcheuse voire insidieuse sur les réseaux sociaux sans jamais se faire recadrer par ceux qui en ont les prérogatives ? Sommes-nous devenus la terre natale de l’impudicité et de la vente du sexe ?

Ces derniers mois de l’année 2022 en cours, il ne se passe pas une seule semaine sans qu’une jeune petite compatriote, devenue très courtisée par les adeptes de l’impudicité, ne se déshabille dans un coin fermé, filme ses parties intimes et les balance sur les réseaux sociaux. Jamais elle n’a été interpellée puisque son activité est d’une effronterie exponentielle semaine après semaine. En ce 04 juillet 2022, elle est parvenue à faire circuler une vidéo d’elle dans laquelle elle assaisonne une fellation à ciel ouvert sans compter des pénétrations sexuelles qu’elle dit vouloir officielles.

Dans une autre vidéo datant cependant du même jour, elle dit à qui veut l’entendre qu’elle a choisi de faire de son corps un fonds de commerce. Son ambition est d’être la meilleure actrice de films porno de son pays. Par ailleurs, elle dit qu’elle s’en fout de ce que pensent les gens. Son corps est à elle seule et elle ne dépend de personne dans l’usage et la publicité qu’elle en fait avec qui elle veut et au moment où cela lui convient.

Voilà donc un garnement que nous laissons envenimer une société acquise à ses valeurs ancestrales et religieuses. A-t-on le souci des autres milliers de jeunes internautes que cette fille est en train de gagner dans les rangs de l’infamie et du déshonneur ?

Nous sommes en train de structurer sans le vouloir une société dont l’avenir est compromis. Si notre jeunesse doit grandir étant hantée par les prostituées pour qui la morale est de ne faire que ce qui laisse prospérer l’insulte et la bêtise, aurons-nous encore des valeurs susceptibles de nous conduire demain vers un pâturage garni d’un humanisme sain ?

Le procureur de la République a-t-il connaissance des faits que nous plaignons ? Si oui, à quand la répression ? Si on ne sort pas la mauvaise herbe du jardin avant qu’elle n’ait envahi la bonne fleur, va-t-on vers le culte du chaos dans une société pourtant très jeune et riche de ses cultures ?

Cette petite dévergondée n’est-elle pas aussi l’enfant d’une famille dans laquelle parviennent les images que nous plaignons ? Personne ne peut-il plus vraiment rien pour la convaincre du tort qu’elle cause à cette famille, à sa propre personne et à toute la société Camerounaise ?

Nous sommes tellement révoltés que nous aimerions être de ces personnes qui décident de l’avenir à donner au Cameroun. Mais, nous n’avons rien d’autre que notre stylo pour attirer l’attention du public sur la dangerosité à laquelle nous expose une société qui s’accommode à l’indécence et fait le lit aux adeptes du vice et du ridicule. Il faut dénoncer ces personnes qui montrent aux autres les astuces avec lesquelles on peut faire le choix de la paresse parce que le corps et ses plaisirs sont à vendre.

Il nous faut revenir à l’effort, au travail, à l’endurance et surtout au respect de nos identités culturelles pour renverser les élans postmodernistes que nous caressons, en tolérant l’infamie, sans savoir que nous sommes en train de mettre le feu sur l’habitation qui est seule à pouvoir nous abriter au moment où le tonnerre des bouleversements postmodernes fait des victimes innombrables chez ceux qui en ont eu l’imprudence longtemps avant nous.

Abbé Jean Armel Bissi, prêtre et enseignant de philosophie (Cameroun).

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