Dans un droit de réponse d’une rare virulence, le Mouvement Patriotique Pouvoir au Peuple Camerounais (PPC) a violemment réagi aux récentes déclarations de Bruno Bidjang à l’encontre d’Issa Tchiroma Bakary.
Sous la plume de son coordonnateur M. Ahmed H., le mouvement dénonce ce qu’il qualifie de “servilité indécente” du directeur général de Vision 4, qu’il accuse de défendre aveuglément un régime “aux abois”.
DROIT DE RÉPONSE DU MOUVEMENT PATRIOTIQUE POUVOIR AU PEUPLE CAMEROUNAIS (PPC) À Bruno BIDJANG
Issa Tchiroma, ou l’art de dénoncer l’hypocrisie face à l’horreur !
Monsieur Bruno Bidjang, votre plume, à force de servir les basses besognes d’un régime aux abois, a perdu toute dignité. Vous osez parler de « silences qui honorent » et de « prises de parole qui déshonorent » ? Quelle obscénité ! C’est le silence complice des courtisans comme vous qui déshonore le Cameroun, pas la voix de ceux qui osent enfin briser les chaînes.
Vous vomissez votre fiel sur Issa Tchiroma Bakary, l’accusant d’opportunisme après des décennies passées « dans les hautes sphères de l’État ». Mais qui êtes-vous, Monsieur Bidjang, pour donner des leçons de morale ? Vous êtes l’épigone d’un système qui a broyé des innocents, jeté en prison sans la moindre preuve des patriotes comme Amadou Vamoulké, Iya Mohammed ou encore Marafa Hamidou Yaya ! Où était votre « honneur » quand ces voix s’élevaient pour dénoncer l’injustice ? Vous étiez occupé à polir les bottes du pouvoir, à justifier l’injustifiable !
Et parlons d’honneur, Monsieur Bidjang. Vous, qui vous permettez de juger autrui, n’avez-vous pas le sang des innocents sur les mains ? Le peuple camerounais n’a pas oublié vos implications troubles dans les assassinats ou disparitions des étudiantes à Yaoundé. Il n’a pas oublié l’affaire N’Fombor, mort de manière mystérieuse, dont vous vivez aujourd’hui avec sa dulcinée. Nous n’avons pas non plus oublié votre complicité avérée dans l’assassinat ignoble du journaliste Martinez Zogo, un crime odieux qui continue de crier vengeance. Votre ascension dans l’empire médiatique de Jean-Pierre Amougou Belinga n’a été qu’une suite de coups bas, de calomnies et de trahisons.
Quelle cruelle bouffonnerie ! C’est cela votre « loyauté » et votre « constance » ?
Vous parlez de « parasite » et de « démission » comme d’une « clarification ». Mais la seule clarification ici, c’est celle de votre allégeance aveugle à un régime moribond. Un régime qui, sous la houlette de Paul Biya, a commis le plus grand des parricides politiques en condamnant de manière inique le Président Ahmadou Ahidjo, celui-là même qui lui a tendu les rênes du pouvoir en toute conscience et confiance ! Un régime qui, en 43 ans, a mis l’économie de ce pays à genoux, ruinant l’avenir de millions de Camerounais, tout en refusant d’entendre la moindre critique de son prédécesseur.
Alors oui, Monsieur Bidjang, Issa Tchiroma Bakary n’a peut-être pas « construit » selon vos critères d’apologiste. Mais il a le courage, aujourd’hui, de dénoncer l’édifice vermoulu que vous défendez. Comparer son action à la catastrophe économique et sociale orchestrée par le régime que vous servez, c’est insulter l’intelligence du peuple camerounais.
Vous invitez au silence ? Nous vous répondons par le fracas de la vérité ! Le peuple camerounais n’est pas amnésique. Il se souvient de vos volte-face, de vos acrobaties médiatiques, de votre servilité indécente. Votre voix, à force de trahir la vérité et de se teinter de sang, a perdu toute crédibilité.
Vous parlez de loyauté et de constance ?
Quelle ironie venant de la part des thuriféraires d’un pouvoir qui a trahi la confiance de son fondateur et sacrifié l’avenir de toute une nation sur l’autel de l’opportunisme et de la prédation.
Allez-y, partez, mais sachez que le vent de l’histoire souffle déjà, emportant avec lui les parasites du régime et les voix qui n’ont servi que l’obscurantisme.
Comme le dit un proverbe de chez nous : « Quand la maison brûle, ce n’est pas le moment de s’inquiéter des rats qui s’enfuient. »
M .Ahmed H
Coordonnateur







