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Le Messager, Mutations et Le Jour cumulent plus de 100 mois d’arriérés de salaires

Denis Nkwebo, membre de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés estime que ces organes de presse maintiennent leurs employés dans l’esclavage, mais excellent dans la critique facile.

Le journaliste Denis Nkwebo, ancien employé du quotidien Le Jour, a fait une nouvelle sortie sur le réseau social Twitter, pour dénoncer l’insolvabilité de certains organes de presse, parmi lesquels les quotidiens Le Jour, le Messager et Mutations.

Pour le membre de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés, ces trois mastodontes de la presse privée camerounaise cumulent un total de plus de 100 mois d’arriérés de salaires. Il pense qu’il est loisible que ces médias s’activent à payer « au moins un mois de salaire à leurs journalistes » en cette veille de rentrée scolaire, a-t-il tweeté.

Un internaute a d’ailleurs ajouté en commentaire que le quotidien La Nouvelle Expression de Sévérin Tchounkeu, patron du groupe éponyme propriétaire de la chaine de télévision Equinoxe TV, fait également partie des insolvables de la presse privée.

Pour Denis Nkwebo, « on ne peut pas cultiver la critique facile et maintenir des employés en esclavage. Plus de 100 mois d’arriérés de salaires ! La rentrée scolaire c’est lundi prochain », a tweeté l’ancien collaborateur de Haman Mana.

Il pense que ces journaux ne peuvent pas continuer d’exceller dans la critique des institutions et des personnalités de la République alors qu’ils ne sont pas exempts de reproches. Un peu comme dans l’allégorie du voisin qui voit la paille dans l’œil du voisin, mais pas la poutre dans le sien.

Denis Nkwebo est ancien président du Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC). Président sortant qui ne pouvait plus se présenter, ne s’est plus porté candidat aux récentes élections, mais a soutenu la candidature de Marion Obam, qui préside désormais cette instance.

La candidature de Marion Obam que certains soupconnent Mr Nkwebo d’avoir suscitée et tenté d’imposer au Collège électoral. Les confrères lui font souvent le reproche de n’avoir commencé à mener son combat pour l’amélioration des conditions des journalistes que lorsqu’il a démissionné du journal Le Jour, alors qu’il trônait déjà à la tête du SNJC.

CIN

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