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Kah Walla accuse le RDPC de corruption et de violence systémique au Cameroun

Kah Walla

Kah Walla, chef du Parti du peuple camerounais (CPP), a lancé de sévères accusations contre le Mouvement démocratique du peuple camerounais (RDPC), dénonçant la corruption et la violence omniprésentes dans le pays.

Sur X (anciennement Twitter), elle a déclaré : « Tout au sein du RDPC-État est question de violence et de corruption. Le gaspillage et la corruption dans la lutte contre la corruption sont stupéfiants ».

Ces accusations font suite à une enquête menée par Remis Tassing, un développeur de logiciels engagé dans la lutte contre l’injustice. Le rapport d’enquête de Tassing révèle que 203 fonctionnaires camerounais sont également entrepreneurs, en violation de la loi camerounaise qui interdit aux fonctionnaires d’accepter de tels emplois. Parmi les ministères impliqués, on trouve le MINAT, la MISANTE, le MINJUSTICE, le MINFI, le MINCOM et le MINESEC. Notamment, le Dr Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique, est cité comme l’un des entrepreneurs bénéficiant de contrats de son propre ministère.

Kah Walla a critiqué les institutions chargées de lutter contre la corruption, telles que le ministère de l’Audit suprême de l’État (CONSUPE), la Commission anti-corruption (CONAC) et le Tribunal criminel spécial (TCS). Selon elle, ces organismes sont devenus des « maisons pour les potes », financées par les citoyens camerounais mais inefficaces dans leur mission. « Le CPP déplore que les gens que nous payons accompagnent les fonctionnaires corrompus pour qu’ils pratiquent davantage de corruption », a-t-elle affirmé.

Remis Tassing a également exprimé son incompréhension face à l’inaction des institutions anti-corruption. « Une semaine déjà, et on me dit que les gens se lèvent tous les matins pour aller travailler au CONSUPE, au TCS et à la CONAC », a-t-il déclaré, s’interrogeant sur l’efficacité de ces organismes dans un contexte de corruption généralisée.

En plus des ministères, les maires des communes sont également pointés du doigt pour leur implication dans des activités entrepreneuriales, s’attribuant des contrats au détriment de l’intérêt public.

Ces révélations mettent en lumière les défis majeurs auxquels le Cameroun est confronté dans sa lutte contre la corruption et la nécessité de réformes profondes pour restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de l’État.

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